À Liège, ils sont peu nombreux les espaces publics encore aménageables. Il en est ainsi du site du Tivoli, espace occupé jusqu’à la fin du 18e siècle par le chœur de la cathédrale Saint-Lambert et dont la tour fut reconstituée en l’an 2000. Un site qui a accueilli un ou deux îlots selon les époques et dont les bâtiments furent détruits dans les années 70 à la faveur - ou la défaveur c’est selon - des aménagements de la place Saint-Lambert.

Chaînon manquant du schéma directeur de la place Saint-Lambert défini en 1984, ce site fait l’objet depuis lors d’une réflexion concertée s’orientant vers la définition d’activités culturelles et touristiques. En 2001, les Liégeois ont été consultés et se sont exprimés sur le devenir de ce site chargé d’histoire mais leur opinion n’a pas été suivie d’effet puisque le comité d’accompagnement s’est prononcé par la suite pour une construction sur le site. Un site qui dispose d’une fonction événementielle et dont l’aménagement a déjà fait l’objet de plusieurs études, dont la dernière en date a été effectuée par le bureau Alphaville qui a livré récemment ses premières conclusions.

Parmi celles-ci : la piste envisagée par Alphaville et reprise par l’échevin liégeois de l’Urbanisme, Michel Firket (CDH), de ne pas se limiter au seul espace Tivoli mais d’envisager une extension vers le Palais des Princes-Evêques. Lors d’un colloque organisé fin septembre par l’ASBL UrbAgora, il a été également été question de la future affectation dudit palais. Une réaffectation qui s’inscrirait dans le contexte de l’inauguration prévue des annexes du Palais de justice. Ce qui est clair, c’est que l’actuel palais doit faire l’objet d’une restauration qui devrait durer de 6 à 7 ans. D’où la proposition faite récemment par plusieurs conseillers liégeois de mettre en place un groupe de travail afin d’étudier la future affectation du palais des Princes-Evêques. Du côté de la Ville, on redit sa conviction de développer des activités culturelles et touristiques sur le site du Tivoli, ce qui pose la question d’une réaffectation dudit palais, mais on estime que les outils de concertation existent et fonctionnent déjà