Waremme Le premier échevin exclu du PS entend être un poil à gratter pour la majorité communale en place.

Même si elle était attendue, au vu de la détérioration des relations entre eux, l’exclusion récente du PS du premier échevin de Waremme Albert Gérard fait réagir. Et ce, tant sur les réseaux sociaux où l’émotion est de mise que parmi les militants ou sympathisants socialistes. C’est que le principal intéressé, lequel se définit lui-même comme "un homme franc et honnête" volontiers proche des citoyens et toujours prêt à rendre service, ne laisse pas vraiment indifférent.

Si la décision prise par la commission de vigilance de la fédération du PS de Huy-Waremme et actée par l’Union socialiste communale est motivée et se base sur un dossier disciplinaire, Albert Gérard a un autre avis. Lequel a pu être exprimé par ce dernier devant la commission même s’il juge les dés pipés. Et de rappeler à qui veut l’entendre que le PS a voulu sa peau et ne lui a pas fait de cadeau. Selon Jacques Chabot et Guy Coëme, soit les actuel et ancien bourgmestres, on estime au contraire qu’il a été soutenu jusqu’au bout.

L’homme et le mandataire

Et ce malgré, donc, une série de faits jugés problématiques voire répréhensibles qu’il aurait commis entre 2012 et 2018, allant de l’utilisation d’un véhicule privé durant la campagne électorale à la création de deux étangs en zone agricole en passant par l’acquisition d’un immeuble vendu par la Ville et de la tenderie. Ce qui a constitué l’élément déclencheur, outre sa gestion critiquée du centre sportif dont il a été démis, c’est sa confrontation récente avec la majorité communale en place ainsi que le fait qu’il se serait rapproché de l’opposition.

À cet égard, les avis divergent puisque si le principal intéressé affirme avoir été approché depuis l’an dernier par Pour Waremme (MR), son chef de file Raphaël Dubois le réfute. "Si j’apprécie Albert l’homme, je ne peux pas en dire autant de Gérard le mandataire", estime-t-il, disant en outre que "dialoguer, ce n’est pas négocier".

Pour la suite, si Albert Gérard entend rester "indépendant et proche des gens" en tant que futur ex-échevin, il attend de voir quelle sera l’attitude du PS quant à une éventuelle ouverture - non exclue - de la majorité.

Bruno Boutsen