Waremme L’actuel Premier échevin a été exclu du PS et l’USC a pris position sur son cas.

C’est la chronique d’un divorce annoncé et… attendu. En effet, depuis le week-end dernier, l’actuel Premier échevin de Waremme Albert Gérard, lequel se présente lui-même comme un homme politique atypique, a été exclu du PS. Et ce en l’espèce par décision de la commission de vigilance de la fédération socialiste de Huy-Waremme qui avait été saisie du cas par l’Union socialiste communale.

Mardi soir, comme ce fut le cas en septembre suite à une sortie médiatique du principal intéressé, dans laquelle il estimait que le PS voulait sa peau, elle s’est à nouveau réunie. Et comme expliqué ce mercredi par ses principaux responsables dont le bourgmestre Jacques Chabot, l’USC a pris acte de cette décision.

Un copieux dossier disciplinaire

Ce dernier, entouré pour l’occasion par les président et vice-président de l’USC dont l’ancien maïeur Guy Coëme, a expliqué les tenants et aboutissants de la décision. Laquelle se veut motivée et se base sur un copieux dossier disciplinaire qu’il a passé en revue. Ainsi donc, dès après son arrivée au collège en 2012, Albert Gérard s’était vu reprocher plusieurs faits, à savoir une utilisation d’un véhicule privé lors de la campagne électorale (ce qui avait suscité à l’époque une première plainte de l’opposition), une acquisition et une location à des fins privées d’un immeuble vendu par la Ville ou encore des faits de tenderie.

Malgré un document signé de ses mains dès 2013 s’engageant à se conformer aux normes légales et aux règles de déontologie, celui qui est devenu en 2018 Premier échevin s’est à nouveau fait remarquer. Et ce tant pour une utilisation du car du centre sportif qu’il présidait sans respecter les procédures administratives que pour une gestion laissant à désirer et ayant débouché sur une plainte.

Le dernier fait a trait à la création de deux étangs en zone agricole sans avoir obtenu les autorisations urbanistiques nécessaires, soit un dossier faisant l’objet d’un recours. Mais ce qui a fait déborder le vase, selon les responsables socialistes, c’est l’attitude récente d’Albert Gérard faite de "chantage" et de "menace" de s’allier à l’opposition actuelle. Laquelle n’en demandait pas tant vis-à-vis d’un PS déforcé depuis le dernier scrutin électoral. Si pour l’heure, il reste échevin, deux options sont sur la table dont celle d’une motion de méfiance individuelle qui pourrait être déposée en décembre voire en janvier.

Bruno Boutsen