Les questions fusent. On y aborde les coutumes comme les baptêmes, les mariages organisés jadis par le père, la vie dans le village, les soins, la nourriture… Bref tous les pans de la vie quotidienne du peuple Sarakayu qui vit en forêt amazonienne sont abordés. "C’était vraiment une chouette rencontre", avoue Stefan (17 ans). "On a pu comparer nos modes de vie et franchement je pensais qu’ils seraient vraiment très différents en terme d’enseignement mais ils apprennent comme nous la chimie, la physique…"

Sarayaku, c’est un village équatorien de 1.200 âmes. Des âmes qui se purifient dès 3 heures du matin et jusqu’à l’aube en buvant une tisane aux vertus énergisantes. Un peuple qui vit néanmoins selon certains rites, de la pêche, de la chasse, sans eau potable ou électricité néanmoins fabriquée au moyen de panneaux solaires. "Mais, ce qui est le plus marquant à mes yeux, c’est la vitalité que les anciens de 90 ans ont. Ils ne sont presque jamais malades…"

La forêt amazonienne est une pharmacie à ciel ouvert, les plantes aux vertus médicinales y étant nombreuses…

Une lutte pour la survie du peuple

Mais si ces femmes sont actuellement en tournée à travers la Belgique, c’est pour sensibiliser l’Europe à la destruction de leur foret par les compagnies pétrolières qui tentent d’extraire le pétrole et qui causent d’importants dégâts sur leur vie au quotidien. Les femmes ont toujours été à la pointe de ce combat et la jeune génération, représentée entre autres par Esther, reprend le flambeau.

Un combat qui a mené à la condamnation de l’état équatorien par la Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme pour violation des droits collectifs et humains… "Cela donne clairement envie d’aller découvrir sur place leur vie. On constate qu’ils n’ont pas besoin de grand-chose pour bien vivre", conclut Stefan.