Christian Beaupère, très ému lors de son discours, nous livre son sentiment…

On le sentait particulièrement ému, ce mercredi 29 mai 2019, lors de son discours… Comment aurait-il pu en être autrement pour le chef de la police liégeoise ? Il y a un an tout juste, Christian Beaupère, chef de corps à Liège, perdait deux agents dans un contexte atroce. Au sein de la police liégeoise, le drame fut complexe à digérer et ne fut pas sans conséquence sur la vie au sein du corps de police. Il y eut de la solidarité, des démissions aussi…

"Aujourd’hui encore en effet, les policiers sont meurtris par rapport à ce qui s’est passé", nous a confié Christian Beaupère, en marge de la cérémonie. "Un sentiment de prudence s’est clairement installé. Il y en avait déjà, bien sûr, mais on sent que les troupes sont plus attentives."

Le premier policier de Liège le dit clairement dès lors, le dispositif de sécurité s’est renforcé à Liège, à tous les niveaux. "Nous disposons de 170 caméras, ce qui nous permet d’observer le terrain lorsque nous préparons une opération, lors de l’interpellation d’un suspect ou lorsqu’on doit rentrer de force dans un immeuble." Sans dévoiler ce qui ne doit pas l’être, il assure que ces dispositifs de sécurité qui existaient ont été renforcés, poussés à leurs limites…

Solidarité

"En fait, cette sécurité assurée par les policiers est aussi renforcée par la solidarité qui s’est créée" , explique encore le chef de corps, "cela fait partie de notre travail de se surveiller l’un l’autre". Comme il le concède, le drame du 29 mai 2018 a donc eu des conséquences positives, mais pas seulement…

"Oui, après cette attaque, certains policiers ont pris du recul, nous avons "perdu" six agents, des policiers ont voulu changer de métier. Mais a contrario, il y a eu cet élan positif, car les policiers aiment leur métier et nous avons beaucoup de retours positifs. La police, c’est comme chez les pompiers, c’est une confrérie, tout le monde se connaît et se soutient."

Le chef de corps le rappelle d’ailleurs, si c’est le fédéral qui engage, il n’y a jamais assez de policiers et tout qui se sent l’âme d’un agent peut se manifester.

À la Ville de Liège en 2019, on compte un petit millier d’agents, tous services confondus.