Il y a deux ans déjà, trois personnes étaient sauvagement assassinées au cœur de Liège.

Tout s’était passé en quelques minutes mais jamais les Liégeois n’oublieront ce tragique 29 mai 2018… en quelques instants, Benjamin Herman enlevait la vie de deux policières, Cathy Garcia et Soraya Belkacemi et d’un jeune homme de 22 ans, Cyril Vangriecken, dans des conditions atroces. Mais le tueur d’être heureusement stoppé par le Peloton antibanditisme de Liège avant de faire d’autres victimes, lui qui s’était réfugié dans le lycée Waha, rempli d’élèves…

Deux ans déjà donc mais, ce vendredi 29 mai 2020, c’est dans des conditions particulières qu’un hommage sera rendu "publiquement", sur les lieux du drame. En effet, "la crise sanitaire actuelle ne nous permet pas d’organiser un grand rassemblement ce vendredi 29 mai et nous le regrettons sincèrement", indique-t-on aujourd’hui à la police de Liège, "car nous n’oublierons jamais cette journée d’horreur vécue par notre Zone de Police et tous les policiers du Royaume".

Ce vendredi, le chef de corps et son Collège de direction accompagnés du bourgmestre déposeront des fleurs en présence des familles et de membres du service Circulation et Mobilité, à 9 h rue des Augustins et à 9 h 30 devant la stèle de l’Hôtel de police.

Néanmoins, le chef de corps Christian Beaupère a demandé qu’il soit permis aux policiers qui le souhaitent de se rendre devant la stèle à un autre moment de la journée pour se recueillir…

Les sirènes retentiront

Par ailleurs, à 10 h 34, heure du drame, "les sirènes de nos véhicules de police retentiront durant une minute, le temps d’observer un moment de recueillement. Ce sera l’occasion d’unir nos esprits et nos cœurs malgré la distance, de lancer ensemble un cri de soutien à notre belle profession aux côtés des citoyens dont nombreux se souviennent encore de l’importance du rôle de leur police", précise la porte-parole de la Police de Liège. "Nous ne doutons pas que d’autres Zones se joindront à nous pour cet hommage sonore et symbolique en ces temps difficiles d’extrême violence".