La liste d’ouverture est complète et se dit prête à travailler "avec tout le monde"

Une rumeur peut vite gâcher une campagne… ce ne serait pas une première à Aywaille mais, pour couper court à celle qui est en train d’enfler, Frédéric Sevrin, chef de file du groupe Progrès le dit haut et fort : "Il n’y a aucun accord entre Progrès et le groupe Ensemble" ; en l’occurrence entre le groupe d’ouverture apparenté PS et le groupe libéral actuellement au pouvoir.

Ce vendredi 14 septembre, à un mois du scrutin, on "atteignait" la date limite pour déposer une liste et, à Aywaille, plusiurs membres du PS ont donc décidé de s’inscrire dans la dynamique lancée l’an dernier par Frédéric Sevrin, président de l’USC et René Henry, conseiller PS : celle d’une liste d’ouverture dénommée Progrès. Mais depuis quelques semaines déjà, les rumeurs vont donc bon train quant à un préaccord. Fantasme ? Accord global PS-MR dans plusieurs communes, dont Liège ? Rien n’est confirmé.

Toujours est-il qu’à Aywaille et plus particulièrement au sein de Progrès, on souhaite mettre un terme à ce "vacarme" préélectoral. "Car c’est tout à fait faux, insiste Frédéric Sevrin, il n’y a d’ailleurs d’accord avec personne." À qui profite le crime ou plutôt la rumeur ? L’hypothèse d’une polarisation de l’élection, comme en 2012 entre libéraux et humanistes, plane sur la campagne ; un scénario qui ne plaît guère à Progrès bien sûr car, à l’aube d’un scrutin incertain, on défend surtout une liste et un programme construits semaine après semaine, rencontre après rencontre.

"Avec cette liste, nous avons vraiment voulu marquer l’ouverture", explique le socialiste. S’il y a un tiers de candidats apparentés PS, il y a aussi d’anciens candidats Ecolo, dont la 2e sur la liste, Marianne Grignet-Tossens ou encore Suja Pirnay (14e). En troisième position, on retrouve Olivier Schmitz (48 ans), ancien footballeur et arbitre bien connu. "Il est le digne représentant d’un citoyen de notre liste qui n’a jamais eu de carte de parti et qui n’en aura sans doute jamais." Le fruit d’une rencontre et d’une volonté commune traduites par Progrès doit-on comprendre.

Sur cette liste poussée par l’expérimenté René Henry, deux tiers des candidats se présentent pour la première fois. Derrière Frédéric Sevrin, Marianne Grignet-Tossens et Olivier Schmitz, on retrouve dans l'ordre Valérie Bertholet, Raoul Noe, Carina Méziane, Fabian Thoumsin, Linda Hardenne, Rony Louon, Delphine Mathieu, Martin Coenen, Valérie Miot, Aurian Hella, Suja Pirnay, Misha Hemminga, Elsa Ledoux, Didier Dirix, Milagros Gonzalez-Leon, Pierre Delhaes, Liliane Briffoz, Thierry Hody, Martine Matagne et, donc, René Henry.

Les priorités de Progrès...

Solidarité, commerce, culture, sport, participation citoyenne, développement durable et mobilité  : voici les sept grandes thématiques qui regroupent les dizaines de propositions défendues par Progrès. Et s’il ne fallait en retenir que trois, Frédéric Sevrin pencherait pour celles-ci  : Le développement durable, cela peut paraître bateau aujourd’hui mais le fait que tout le monde soit conscient de l’urgence en la matière est une bonne chose”, explique le chef de file, “et nous pensons que dans ce domaine, la commune peut faire de magnifiques efforts en créant un circuit court de consommateur et de distribution par exemple, en favorisant ce circuit court dans les marchés publics et en faisant de la commune en exemple”. En matière de participation citoyenne, “nous souhaitons renouer le fil distendu, avec une plus grande transparence mais aussi un budget participatif de 60.000  €, qui permettrait à des citoyens de mener des projets dans les villages, les quartiers”. Mobilité enfin, “nous souhaitons mettre un terme au giratoire dans le centre. Si nous saluons le réaménagement de la place, nous sommes opposés au report de la circulation dans les rues du Rivage et de l’Enseignement, pour des raisons de sécurité notamment”.