Gazette de Liége

Elle était en gestation depuis longtemps. Il y a deux ans, elle démarrait. En juin 2005, on pouvait mesurer ses premiers effets avec la réalisation du «master plan». Aujourd'hui, voilà qu'arrive déjà la phase finale de cette étude urbanistique qui trace les grandes lignes du développement futur de Seraing, une ville qui tout doucement, apprend à penser son développement sans Arcelor, ex-Cockerill.

Dans l'attente de la libération de nouveaux terrains, l'étude urbanistique s'est concentrée sur trois axes prioritaires. Le premier d'entre eux est le boulevard urbain, véritable colonne vertébrale du projet qui s'étendra d'est en ouest, parallèlement à la Meuse. D'une longueur de 5,5 km et d'une largeur de 30 m, il comportera des espaces pour accueillir les principaux modes de transport, à savoir la voiture, le bus, le vélo, mais aussi un espace pour le futur réseau de transport structurant (tram, train ou tram-train) dont l'agglomération se dotera peut-être un jour.

Ensuite, les urbanistes se sont intéressés à la rue Cockerill, principal axe de pénétration dans le coeur même de Seraing, qui nécessite un important travail pour que puisse être recréée une certaine harmonie entre la vie industrielle, économique et sociale de la ville. «Dans ce cadre, nous allons remettre en valeur le château Cockerill en lui redonnant une belle visibilité depuis le pont de Seraing, et le secteur des halles sera entièrement retravaillé, ouvert et reconverti pour accueillir du logement, des commerces et d'autres fonctions. Mais même si certains bâtiments seront rasés, d'autres ayant plus de valeur architecturale resteront en place car la ville ne doit pas faire totalement fi de son passé», explique Bernard Reichen, représentant le bureau d'urbanisme français chargé de l'étude.

Enfin, c'est le site des ateliers centraux d'Ougrée qui sera transformé et rendu méconnaissable par un travail de l'architecte Pierre Sauveur. Un remodelage graduel des alentours est aussi prévu, mais il ne sera complet que lorsque les activités de la cokerie d'Ougrée auront cessé.

En choeur, le maïeur Jacques Vandebosch et Alain Mathot (PS) ont souligné que l'Arebs va céder prochainement la gestion de ce dossier à la régie communale autonome récemment créée pour attirer les investisseurs privés et concrétiser l'ensemble de ce projet «que tous les Sérésiens ne doivent pas voir comme un doux rêve, mais comme le futur de leur ville et une réalité très concrète qui sera matérialisée par le début des premiers travaux en septembre de cette année».

© La Libre Belgique 2006