Les riverains concernés sont désormais de plus en plus nombreux à s’inquiéter du développement exponentiel de l’aéroport de Bierset et de ses conséquences. Et ce, du moins selon le Comité des citoyens ad hoc, lequel agit également sous le nom de "Comité Liège Air Propre".

Alors même qu’une augmentation significative des vols et des nuisances afférentes est dénoncée au niveau de Liège Airport, ce dernier est né à l’initiative de Bernard Gillon, ancien pilote et originaire de Donceel, une commune qui le soutient.

Pour ce dernier, "le futur risque bien d’être un enfer pour des centaines de milliers de personnes". C’est ainsi que le Comité en question a décidé de passer à l’action, dénonçant notamment un impact sur la santé, le climat et la biodiversité. Quant aux emplois annoncés, les chiffres sont jugés très variables. Ces bénévoles ont donc décidé de mettre en œuvre les démarches nécessaires en vue de faire cohabiter une qualité de vie décente avec l’activité de l’aéroport. "L’expérience vécue dans d’autres pays montre que cela est possible mais dans le cadre d’un développement maîtrisé, respecté et non anarchique."

Si plusieurs recours ont déjà été introduits, une citation en justice a été déposée il y a peu par deux avocats spécialisés mandatés pour ce faire. Laquelle consiste à obtenir une étude d’incidences environnementales voulue globale et à contraindre les différents acteurs au respect des législations existantes.

C’est que, selon le "Comité Liège Air Propre", une série de manquements sont attribués à la Région wallonne. Laquelle n’aurait par exemple pas tenu compte des limites de l’étude d’incidences environnementales réalisée en 2004 pour accorder le permis d’exploiter.

En outre, ce dernier aurait été attribué à Liège Airport "sans quasi aucune limite", ce qui est pour lui la cause des dérives actuelles. Une absence de contrôle des contraintes imposées est également déplorée, tout comme celle de carte des zones de bruit.

En termes de pollution de l’air, il est épinglé que Liège Airport a mis près de sept ans à établir sa station de mesure de la qualité de l’air. Une sous-évaluation de l’impact de la pollution est également évoquée. En outre, des omissions et rétentions d’informations sont aussi dénoncées, en matière de contrôle du bruit.

Alors que Liège Airport s’apprête à communiquer sur son développement, il aura du pain sur la planche afin de rassurer les riverains…

Bruno Boutsen