La "dent creuse" tant citée par Marc Cappa, échevin PS de l'Urbanisme à Fléron, pourra certainement être comblée...

Voici un peu plus de deux mois, nous annoncions le lancement d'une enquête publique sur la commune du plateau hervien (Gazette de Liége, 09/07/08). Son objet : la création d'un "mini-zoning" sur le territoire de Fléron, le long de la Nationale 3, en direction de Soumagne.

Il y a quelques jours, l'enquête s'est clôturée sur une bonne note pour le projet, a-t-on signalé au service Urbanisme de la commune. Peu de réclamations - une petite dizaine seulement - ont en effet été enregistrées. Et parmi celles-ci, figurent des questions de forme plus que de fonds. À zoning, on préférera d'ailleurs l'appellation "îlot d'entreprises". Sur les 6,5 ha que compte le site, l'activité "locale et non industrielle", est appelée à se développer d'ici 2010.

Le long de CHB

Parmi les questions posées par la population, plusieurs en relation avec l'impact (sonore ou visuelle) qu'aura le site sur les habitations. Et pour cause, le terme de "dent creuse" évoqué pour la zone ciblée n'est pas dénué de sens. Derrière, devant et à côté de ce futur site (toujours hypothétique néanmoins), ce sont des habitations que l'on trouve.

Pourquoi implanter un site d'entreprises aussi près de privés ? Plusieurs raisons à cette implantation : outre la recherche de terrains - inhérente au développement d'activités économiques - il y a clairement une volonté pour la commune de créer de l'emploi tout en préservant ses commerces du centre-ville.

Dans cette entité à forte densité commerciale, touchée par le chômage (18 pc), il importe en effet de rediriger hors du centre certaines activités moins "grand public" mais pourtant créatrices d'emplois. Le centre aux commerces et le reste à la périphérie, doit-on comprendre.

Par ailleurs, la zone se situe juste à côté d'une éventuelle sortie de la future liaison Cerexhe-Heuseux-Beaufays. Si celle-ci se réalise, un rond-point pourrait être créé au croisement de la N 3 et de la rue Carl Jost.

Et d'évoquer dès lors l'entrée de "l'espace entreprises" par le coin de ces rues, en lieu et place d'une chapelle... à détruire.

Au-delà de l'enquête publique qui laisse penser qu'il n'y aura pas d'opposition à la réalisation du projet, il reste désormais la question des expropriations : 13 parcelles pour 5 propriétaires ! C'est un prix juste qu'il faudra négocier.