Politique Le bourgmestre de Braives temporise sur le cas Rocour, un échevin appelé à la démission.

Cela fait plusieurs semaines que le torchon brûle au sein de la commune de Braives. Et ce entre, d’une part, des membres de l’administration (une quarantaine sur un total de 140) et, d’autre part, les édiles locaux.

Visé au premier chef par ces premiers, lesquels se sont fendus la semaine précédant le congé de Carnaval d’un courrier assassin : l’actuel échevin Stéphane Rocour. En charge notamment de l’Enseignement, de la Culture mais aussi des Ressources humaines, sa gestion en la matière étant remise en cause.

À un point tel que c’est ni plus ni moins la démission du principal intéressé qui est réclamée par les signataires de ce courrier. À en croire ces derniers, les tensions seraient de plus en plus importantes au sein de l’administration communale.

C’est ainsi qu’il est notamment fait état d’un manque de respect et de concertation mais aussi d’intimidations, d’abus de pouvoir ou encore d’agressions verbales. Lesquels griefs sont donc reprochés principalement à l’échevin en question, qui est actuellement en convalescence suite à une opération cardiaque.

Le timing de cette attaque ad hominem, que n’a d’ailleurs pas souhaité cautionner la CGSP, n’est pas vraiment idéal. C’est en tout cas l’avis exprimé par le bourgmestre Pol Guillaume (MR), lequel est également appelé à prendre ses responsabilités.

Reconnaissant une certaine forme de malaise et évoquant "une situation compliquée", il fait référence à une décision récente prise par le collège, qui avait trait au personnel. Mais le bourgmestre d’afficher sa solidarité avec son échevin. "Ce n’est en tout cas pas l’échevin et l’ami que je connais", assure Pol Guillaume.

Des mesures prises

Dans un souci d’apaisement, il a pris l’initiative de convoquer un comité pour la prévention et la protection au travail (CPPT). Lequel se tiendra lundi prochain tandis qu’une communication sera faite dans la foulée au conseil communal.

En outre, comme nous l’explique le maïeur, pour qui "cette réunion était initialement prévue le 2 mars", une analyse des risques psychosociaux va être menée par Cohezio (SPMT). "On va également recourir à un coaching externe pour nous aider en la matière". Sera-ce de nature à apaiser les choses ?

Bruno Boutsen