A en croire des observateurs, Ecolo fait preuve aujourd'hui d'une sorte d'amnésie en s'opposant à la liaison Cerexhe-Heuseux-Beaufays. En effet, sur base de la notification du gouvernement wallon de 2001 relative au projet, il apparaît que l'exécutif régional de l'époque auquel participaient les ministres José Daras et Thierry Detienne avait plaidé pour l'inscription du projet dans le réseau des grands travaux autoroutiers européens (Tern). Le texte dont nous avons eu connaissance indique que le gouvernement "demande à la ministre fédérale des Transports et de la Mobilité (NdlR : l'Ecolo Isabelle Durant) de soutenir l'inscription de la liaison Cerexhe-Heuseux-Beaufays (E25-E40) et de la liaison Haut-Ittre-Quenast (E429-E19), en ce compris et prioritairement la liaison nord-sud (Ittre-Hondzocht), dans le réseau Tern lors des deux conseils des ministres des Transports" européens des 4-5 avril et 27-28 juin 2001. Mais selon nos informations, la ministre Durant aurait plaidé contre le dossier, ignorant ainsi la demande des Wallons. C'est la raison pour laquelle la liaison Cerexhe-Heuseux-Beaufays n'est pas aujourd'hui inscrite dans les grands travaux européens.

Un autre élément pourrait retarder la concrétisation du projet. Il a été soulevé mercredi par le député wallon Bernard Wesphael (Ecolo). En effet, selon lui, la décision prise par l'exécutif wallon actuel de confier la réalisation du projet (d'un montant de 400 millions d'euros) à la Sofico violerait les principes d'égalité de traitement, de non-discrimination et de transparence édictés par l'Europe. "Il apparaît que la Sofico est amenée à jouer un rôle de bailleur-promoteur dans le cadre de la réalisation de liaison Cerexhe-Heuseux-Beaufays. Et ce sans un quelconque appel d'offres", a-t-il relevé. Il semble que la Région se doive de modifier le décret de constitution de la Sofico avant qu'elle ne puisse être le maître d'ouvrage.