Une information pénale a été ouverte par le parquet de Liège à l'encontre du nouveau patron du "Café Lequet", un restaurant liégeois réputé pour ses fameux boulets, après que celui-ci eut diffusé dimanche dans son établissement, durant le service de midi, des chants nazis et mimé un salut hitlérien.

L'information, révélée mardi par le journal L'Avenir sur son site internet, a été confirmée par le parquet de Liège. Concrètement, le parquet a ouvert cette information judiciaire sur la base de la loi du 30 juillet 1981 contre la diffusion d'idées racistes et xénophobes et l'incitation à la haine ou à la violence. L'enquête a été confiée à la zone de police de Liège.

Le patron de l'établissement risque une condamnation d'un mois à un an d'emprisonnement, ainsi qu'une amende. Il est toutefois probable que ce cas sera réglé par une proposition de transaction financière, précise le parquet.

Du côté de la Ville de Liège, on explique que le bourgmestre Willy Demeyer a été averti des faits via les réseaux sociaux. Il s'est renseigné auprès du directeur général de la Ville afin d'identifier la position juridique que pouvait adopter l'autorité communale face à cette situation. Le "Café Lequet" étant l'un des symboles de la Cité ardente, le bourgmestre regrette que le patron minimise les faits qui lui sont reprochés.

Par ailleurs, Unia, le centre interfédéral pour l'égalité des chances, déclarait mardi après-midi avoir déjà reçu un signalement concernant ces faits.

La police liégeoise va à présent contacter les différentes personnes présentes dimanche dernier dans le restaurant, afin d'obtenir la version de toutes les parties et d'établir ce qu'il s'est réellement passé.