Le député-bourgmestre de Huy fait le bilan de son action parlementaire.

Pour le député-bourgmestre de Huy Christophe Collignon, la législature régionale qui s’achève fut contrastée. En effet, il a occupé le poste de chef de groupe socialiste sous le gouvernement Magnette avant de devenir vice-président du Parlement wallon depuis le changement de majorité. "Ce sont des fonctions très différentes. Le premier était un rôle de première ligne et je me souviens des débats budgétaires. Alors que le PS mettait le budget volontairement en déficit pour pouvoir investir, le MR parlait austérité. Mais le bilan du nouveau ministre, c’est 11 % de dette publique en plus".

Christophe Collignon se souvient aussi du débat relatif au Ceta. "C’est la première fois qu’un traité européen a été examiné de cette manière par le Parlement." Il fait également référence au changement de gouvernement, "un moment de tension important".

L’affaire Publifin l’aura marqué ("la démocratie a vacillé") ainsi que le Codt, le plan Marshall, le transfert des allocations familiales… Il exprime toutefois "le regret d’avoir été brisé dans l’élan des réformes comme celle du logement. Il s’agit du parent pauvre de la nouvelle majorité. Un autre dossier symptomatique, c’est la réforme des APE qui n’a pas été concertée et celle des provinces". Il retiendra parmi ses propositions suivies d’effets l’introduction d’une consultation populaire régionale.

Bruno Boutsen