Le CHU de Liège va créer cinq parkings, dont deux sur le site des Bruyères.

Avec près de 6 000 employés, le CHU de Liège est le principal employeur de la région liégeoise… Au Sart-Tilman, l’hôpital universitaire accueille chaque jour 3 500 personnes en consultation, 260 patients aux urgences, autant en hôpital de jour et 180 en hospitalisation classique. Sans parler des 900 médecins répartis en une cinquantaine de services…

Et pour "caser" tout ce petit monde… 2 045 places de parking. Certes, tout le monde n’est pas présent en même temps mais tout qui s’est déjà rendu au CHU l’a constaté : la saturation est totale.

Ce vendredi, Julien Compère, CEO du CHU de Liège, n’était donc pas peu fier de donner le coup d’envoi administratif de la construction de cinq nouveaux parkings : trois au Sart-Tilman et deux à Notre-Dame des Bruyères. Un dossier majeur auquel il pense depuis toujours… "Je suis arrivé il y a 7 ans, c’est un de mes dossiers principaux depuis le début".

Les besoins sont colossaux… le chantier le sera donc. En effet si actuellement on compte, tous parkings confondus (patients, personnel, vélos…) aux Bruyères et au Sart-Tilman 2 632 places de parkings, il y en aura, après travaux, 4 655 ! Soit une augmentation de plus de 70 %. Excusez du peu !

Offre maintenue durant les travaux

Comment le CHU compte-t-il réaliser cette prouesse alors que l’emprise au sol ne grandira pas ? C’est le consortium 6nergy Park qui a été retenu. À la manœuvre, l’entreprise familiale liégeoise (Sprimont) Eloy qui compte optimaliser le site… non sans apporter une belle intégration paysagère.

Au Sart-Tilman, le parking P 1 (patients) sera surmonté de 2 niveaux et sa capacité atteindra 1 105 places, le parking PMR (près de l’entrée), surmonté de 5 niveaux passera de 64 à 494 places tandis que le P 12 (personnel) à l’arrière passera de 240 à 1 110 places. Aux Bruyères, les deux parkings seront agrandis en surface, de 228 à 536 places pour les patients et de 238 à 338 places pour le personnel.

"Partout nous avons donc privilégié l’intégration paysagère", précise David Eloy d’Eloy Travaux, "tout en visant une pérennité avec des matériaux comme le béton, le métal Corten, résine, gabions…". In fine, le parking sauvage devrait donc bien disparaître, "car tout a été calculé pour absorber le trafic qui converge au CHU", précise Anne-Catherine Geurts, responsable du service logistique au CHU, "nous devrions même avoir trop de places".

Et qui dit parking "non sauvage" dit parking payant bien sûr… on annonce un tarif de 1,5 € l’heure avec un plafond de 10 € par jour.