Ce lundi, c’est à la présentation d’un de ses douze projets métropolitains que la Ville de liège a procédé, à savoir celui ayant trait à la transformation de l’actuel Mamac en un Centre international d’art et de culture (Ciac) dont les auteurs de projet viennent d’ailleurs d’être désignés récemment par le collège communal.

Selon le bourgmestre Willy Demeyer (PS), pour qui ce projet s’inscrit tant dans le nouvel axe Guillemins-Médiacité, "c’est un nouveau pas dans l’expression de notre projet de Ville". Ce projet d’ampleur, qui vise la réhabilitation de 5000 m2 de bâti ainsi que son extension et qui bénéficie pour ce faire d’importants subsides européens et régionaux, doit selon lui permettre entre autres de "renforcer l’attractivité culturelle" de la Cité ardente.

De leurs côtés, les échevins de la Culture, Jean-Pierre Hupkens (PS), et des Travaux, Roland Léonard (PS), ont rappelé quelques éléments de contexte et de procédure, insistant sur la "nécessité d’une réflexion paysagère" et évoquant le calendrier serré qui sera celui devant mener à l’inauguration de ce Ciac en 2014. Un futur complexe muséal qui doit être composé du bâtiment actuel du Mamac et de celui des sports nautiques, lesquels doivent être aménagés en deux espaces d’exposition de 2500 et 1000 m2.

La parole a ensuite été donnée aux architectes liégeois Paul Hautecler et français Rudy Riciotti afin de lever un coin du voile sur leur projet. Un projet voulu "respectueux" du site historique préexistant, à savoir le parc de la Boverie, un parce qu’ils comptent ne pas dénaturer et utiliser au mieux. Ainsi, pour Rudy Riciotti, parlant d’une "extension raisonnable" de l’actuel Mamac et envisageant une liaison souterraine entre les deux bâtiments, "la culture n’a pas tous les droits" et "il importe de concilier une posture architecturale et une posture paysagère".