Gazette de Liége Santé Le centre de revalidation condrusien passe dans le giron de l’hôpital universitaire.

Les patients des deux institutions ne remarqueront sans doute rien mais dès le 1er janvier prochain, une importante fusion sera effective entre ces dernières. À savoir d’un côté le Centre neurologique et de réadaptation fonctionnelle (CNRF) de Fraiture-en-Condroz, créé en 1975 et situé dans l’entité de Tinlot. Et de l’autre le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Liège avec ses plus de 5 000 employés et un chiffre d’affaires dépassant les 500 millions d’euros.

Un projet qui ne date pas d’hier

Ainsi que rappelé ce vendredi par les responsables des deux entités précitées, ce projet ne date pas d’hier puisque les discussions remontent à 1998. Il était alors question d’une collaboration entre les deux institutions, et ce dans une optique de win-win. Cette dernière a d’ailleurs été jugée positive, débouchant sur un véritable projet de fusion. Le contexte de la sixième réforme de l’État et de celle en préparation relative au financement des hôpitaux a également pesé dans la balance.

C’est en tout cas ce que les responsables du CNRF, et sa directrice générale Chantal Collard, ont tenu à expliquer. À l’entendre et au vu aussi d’autres aspects logistiques, le fait de passer dans le giron du CHU devenait inéluctable. Une vision partagée par son administrateur-délégué Julien Compère, présent ce vendredi et pour qui il s’agit de faire bénéficier aux patients d’une nouvelle structure. "Tant le CNRF que le CHU sont convaincus que la fusion de leurs institutions sera de nature à garantir au mieux leur pérennité et leur développement, estiment-ils.

La proximité géographique entre le plus gros employeur de la région liégeoise et celui de la région condrusienne a joué ainsi que le cadre budgétaire du CNRF. Ce dernier est donc appelé d’ici peu à compléter l’offre de soins du CHU. Laquelle, chiffrée à 180 lits en ce compris les sites actuels des Bruyères et Ourthe-Amblève, sera placée sous une direction unique. Il s’agit d’offrir aux patients atteints de troubles neurologiques et locomoteurs une gamme complète. Si pour le patient rien ne changera, l’ASBL CNRF sera mise en liquidation et le CHU ne touchera pas au personnel salarié du CNRF, soit 317 personnes en ce compris la crèche et la maison de repos.

Bruno Boutsen