Coronavirus Une illustration liégeoise de la manière dont elle a bouleversé les choses.

Quasi tous les secteurs d’activité sont impactés par la crise du coronavirus et parmi ces derniers, celui du logement public n’y fait pas exception. Les sociétés de logement de service public ont ainsi vu leur quotidien bouleversé depuis le début de la crise actuelle.

Certaines d’entre elles dont des liégeoises ont pris plusieurs mesures afin de faire face à cette situation exceptionnelle. C’est notamment le cas au Logis social de Liège, comme nous l’explique la directrice de cette SLSP, Stéphanie Christiaens.

Une attention portée aux seniors

Dès les premières mesures gouvernementales et alors que l’accès à ses locaux a été progressivement fermé, cette dernière a ainsi pris l’initiative de contacter par téléphone les locataires les plus isolés. À savoir les personnes âgées de plus de 70 ans, lesquelles représentent 800 ménages sur plus de 3 000 logements au total.

Le parc immobilier du Logis social de Liège est très étendu et concerne les anciennes communes de la périphérie liégeoise, la Maison liégeoise étant quant à elle active dans le centre-ville. "Les premiers contacts se sont portés sur les personnes âgées de plus de 80 ans puis sur celles âgées de plus de 70 ans", précise la directrice qui rajoute que ce démarchage téléphonique avait déjà été mis en place avant le coronavirus.

La démarche a été de "conseiller, faire le point sur la situation personnelle, accompagner et orienter en fonction des besoins et des demandes". Et ce, en s’appuyant sur des partenaires locaux tels que la Ville de Liège ou le Relais social du Pays de Liège auprès desquels ces derniers ont été relayés.

En outre, une analyse de la situation a été dressée grâce aux contacts directs pris avec les locataires les plus âgés qui ne disposent pas toujours des techniques de communication actuelles afin de pouvoir s’informer et demander de l’aide.

À cet égard, selon Stéphanie Christiaens, il est marquant de constater que malgré la période que nous vivons, assez peu de demandes de ce type ont été effectuées. "La solidarité s’est exprimée est les personnes concernées pouvaient généralement compter sur des voisins ou des proches."

Très peu de soucis déplorés

Quant aux nuisances et désagréments que peut engendrer la promiscuité (75 % des logements étant des appartements), très peu de soucis sont déplorés. Et la directrice du Logis social de faire référence au cas de la résidence Belle Jardinière à Angleur et à ses 208 logements où le conseil consultatif a joué son rôle.

Enfin, alors que des outils de communication ont été mis sur pied à destination des locataires, le personnel de la SLSP poursuit son travail. "Les techniciennes de surface désinfectent les communs et les ouvriers effectuent les réparations."

Bruno Boutsen