Un projet de construction d’une tour de 11 étages fait polémique à Visé. Imaginé par l’architecte Luc Spits, le projet consiste en la construction d’un immeuble contemporain pouvant accueillir 13 appartements et 1 400 m² de bureaux. Il est prévu à l’entrée de la ville de Visé, juste à la sortie de l’autoroute E25, rues Porte de Souvré et de Jupille, en lieu et place d’un ancien hangar.

Une enquête publique à l’initiative communale était organisée dès le 19 avril auprès des occupants des immeubles situés dans un rayon de 50 mètres à partir des limites du bien faisant l’objet de la demande. Une réunion d’information en présence de l’architecte Luc Spits et de 18 familles était également organisée mercredi soir dernier à l’hôtel de ville pour permettre à chacun de prendre connaissance plus clairement du projet et faire ses éventuelles remarques.

Contre le projet

Ce lundi, l’enquête publique s’est clôturée avec une participation en nombre. La Ville a en effet reçu… des centaines de réclamations tandis qu’une pétition lancée par le comité de riverains a rassemblé 876 signatures.

Durant deux semaines, la réaction des Visétois était en effet vive pour s’opposer au projet jugé "totalement démesuré" dans une commune comme Visé et qui "défigurerait l’entrée de la ville" avec une esthétique en rupture avec le bâti existant.

Parmi les critiques faites, le comité de riverains, auteur de la pétition, fustige que "le futur bâtiment obstrue de manière surdimensionnée l’horizon et plonge dans une obscurité totale ou non négligeable le voisinage direct". Par ailleurs, "le style architectural de ce projet brise l’harmonie de la rue Porte de Souvré qui fait partie du cadre historique de la ville".

La masse imposante de la tour n’aurait pour effet que de masquer l’identité même de la ville, son patrimoine… sa collégiale Saint-Martin et Saint-Hadelin. En outre, le projet tel qu’il est présenté enfreindrait "de nombreuses règles urbanistiques d’application sur la ville de Visé" tandis que la CCAT a déjà rendu deux fois un avis négatif.

Reste désormais au fonctionnaire délégué de remettre son avis avant de connaître celui de la Ville. "On va analyser attentivement les remarques, avant de se prononcer. Il est certain que l’idée est de trouver un juste équilibre entre les doléances de chacun", exprime l’échevin de l’Urbanisme Xavier Malmendier. Affaire à suivre…

Aude Quinet