"Cette décision, je la murissais depuis deux à trois semaines et les menaces d'exclusion formulées par le PS. L'exclusion de Muriel est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Cette décision me déçoit et ne correspond pas à la situation réelle. Celle-ci n'a pas été correctement explicitée aux responsables du Parti", a-t-elle expliqué vendredi. 

A la suite des menaces d'exclusion qui pesaient sur elle, Laurie Maréchal avait demandé le 8 juillet dernier de retirer sa photo qui ornait la façade du siège du parti, situé Boulevard de l'Empereur, à Bruxelles. "Je suis droit dans mes bottes. Je pars car ce ne sont plus mes valeurs. Je ne peux cautionner l'hypocrisie et les jeux politiques des partis traditionnels", a-t-elle ajouté. 

Laurie Maréchal continuera à siéger au conseil communal comme indépendante. Elle souhaite "faire de la politique autrement."

 En coulisses, la tutelle tente de trouver une solution permettant au PS, toujours fort d'onze 11 élus, sur le papier, de rester incontournable pour la formation d'une nouvelle majorité avec Jean-François Istasse comme bourgmestre. Cette hypothèse de travail obligerait donc Hasan Aydin, deuxième score du PS en 2018, à renoncer au maïorat, comme en 2015, lorsque le PS était revenu au pouvoir, mais aussi à toute fonction scabinale.