La Ville, le CPAS et la Province de Liège réunis au sein du Collectif Astrid en attendent.

"Selon les spécialistes, il est démontré qu’en 1919, lors de la pandémie de grippe espagnole, le logement en tente individuelle offrait un taux de survie meilleur que d’autres types d’hébergement collectif."

Nous l’évoquions voici quelques jours, le Collectif Astrid 2020 (ici cité), qui réunit les forces vives de la Ville, du CPAS et de la Province de Liège, "gère" la problématique des sans-abri, au parc Astrid de Coronmeuse. La solution ici privilégiée pour éviter le "confinement collectif" dans les centres d’accueil traditionnels : ces tentes donc, une centaine, commandées chez Decathlon.

Mais depuis plusieurs jours également, de nombreux observateurs dénoncent ces conditions d’accueil, surtout pour les familles. Écolo comme le PTB réclamant notamment la réquisition d’hôtels (vides d’ailleurs) comme ce fut le cas déjà par le passé.

Ce mercredi, c’est le Collectif Liège Ville Hospitalière qui lançait un appel d’urgence à la Ville en réclamant d’autres moyens que les tentes : "Des solutions d’hébergement en dur sont nécessaires pour les mal-logés avec et sans-papiers de Liège, indiquait en effet le collectif… car la fermeture des structures classiques d’accueil ne permettra pas dans les prochaines semaines de répondre aux besoins urgents des différents publics précarisés."

Au sein du Collectif Astrid pourtant, on persiste et signe, avis d’experts à l’appui donc. "Nous avons d’ailleurs recommandé des tentes, nous précise-t-on encore. Actuellement, il y a dans le parc une soixantaine de tentes. L’objectif n’est pas d’en installer plus."

Distanciation sociale oblige… mais les tentes permettent un isolement des personnes sans abri qui disposent malgré tout d’un "toit"… à emporter. "Cette solution, qui relève de l’urgence et de l’exceptionnel, minimise les risques pour les SDF et les travailleurs."

Au parc Astrid qui plus est, l’aide alimentaire s’organise aussi avec, notamment, la distribution de soupe. La tente… LA solution donc, n’en déplaise à certains. "Et aujourd’hui, notre priorité est de trouver une solution lorsque les personnes présentent des symptômes du coronavirus. Quant aux douches partagées, avec cette épidémie, elles semblent simplement déconseillées."