C’est à une véritable saga vieille de plusieurs décennies et assortie de multiples recours qu’a mis fin, ce mercredi, le ministre en charge de la régie des Bâtiments, à savoir Didier Reynders, en inaugurant les fameuses annexes du palais de Justice.

Des annexes visiblement nécessaires au bon fonctionnement de la Justice liégeoise, pour le moins à l’étroit. Ainsi qu’évoqué dans nos colonnes (cf. LLB-Gazette, 9/9), le déménagement phasé des différents services judiciaires vient de débuter. Hier avait donc lieu l’inauguration officielle de ces extensions du palais de Justice, dont la pose de la première pierre datait tout de même de septembre 2005, en présence déjà du ministre Reynders.

En prélude à une visite des lieux, le patron de la régie des Bâtiments, Laurent Vrijdags, a rappelé le rôle joué par cette dernière en matière d’entretien des bâtiments fédéraux, dont ceux du Service public fédéral (SPF) Justice. Tout comme Didier Reynders, ce dernier a fait référence à un projet de rénovation de l’actuel palais de Justice. De son côté, Eric Vanvlasselaer, chef de projet, a rappelé le but poursuivi par l’érection de ces annexes, à savoir "le regroupement de quinze entités judiciaires, auparavant éparpillées, en un lieu unique".

Concrètement, ces annexes se divisent en deux entités, la première étant située au nord de la rue de Bruxelles et qui abritera à terme le tribunal de première instance, celui de la jeunesse mais aussi le parquet du procureur du Roi et celui de la jeunesse, la chambre des mises en accusation, trois cantons de justice de paix ainsi qu’un complexe cellulaire. La seconde entité, où seront logés notamment les tribunaux du travail et du commerce, est située du côté de l’îlot Saint-Michel.

Au rayon chiffres, on peut mentionner la présence, dans les deux ensembles, d’une superficie totale de près de 40000 m² qui accueilleront 650 personnes, de 27 salles d’audience et de 23 ascenseurs. Ainsi que l’a notamment relevé l’architecte Thierry Drèze, directeur de projet, lors de la visite, la situation des annexes en centre-ville urbain et la proximité de la gare du Palais ont fait de ce projet un véritable pari architectural qui, à ses dires, est bel et bien rempli.

Ce dernier a insisté sur le fait que "ce bâtiment a été conçu comme un lien avec la ville et ses habitants", évoquant notamment la passerelle piétonne enjambant la rue de Bruxelles, qualifiée de "véritable prouesse architecturale", eu égard à une circulation très dense.