Sprimont Un réseau d’employeurs né au départ de la société Eloy a lancé une récolte de fonds.

Dès l’entame de cette crise du coronavirus, la solidarité a été de mise. À son tour, le monde économique liégeois se mobilise afin d’y faire face.

C’est ainsi qu’un réseau d’entreprises de la région liégeoise a décidé de récolter les fonds nécessaires à l’achat de matériel de protection. Et ce à destination des services hospitaliers confrontés à un manque important en la matière.

Comme l’explique Olivier Eloy, cogérant de la société éponyme basée à Sprimont, tout débute par un appel venu de Chine. Au bout du fil, le Liégeois Pierre-Yves Sizaire, soit un ancien de l’entreprise CMI actif dans le secteur des panneaux photovoltaïques.

Rapidement, les deux hommes décident de profiter de leurs relations de travail. Et ce afin d’organiser l’achat et l’acheminement de masques chirurgicaux et de type FFP2 réclamés par les hôpitaux.

Des contacts sont activés au CHU et au CHC et les besoins sont définis. " L’urgence, ce sont les masques FFP2 ", souligne Olivier Eloy. Mais celui-ci de mettre en évidence plusieurs obstacles dont le fait de pouvoir disposer de masques fiables.

Six fournisseurs chinois potentiels sont identifiés et deux sont retenus. " La décision a aussi été prise de commander deux lots dont le premier doit arriver ce vendredi à Bierset ."

En terres liégeoises, une récolte de fonds est donc lancée et, en quelques jours à peine, ce sont 60 000 euros qui sont atteints. Comme le précise son initiateur, lequel fait état de 28 sociétés participantes, c’est un véritable réseau d’employeurs qui s’est mis en place au départ d’un club d’affaires.

"Chaîne de solidarité"

Lequel va selon lui de pair en l’espèce avec " une véritable chaîne de solidarité entre des managers liégeois mobilisés pour soutenir ceux qu’ils considèrent comme des héros ".

Pour Olivier Eloy et consorts, " il ne s’agit pas du tout de tirer la couverture à [eux] mais bien d’être solidaires ". En cette période de crise sanitaire mais aussi économique dont on ignore encore l’impact réel, les sociétés sont touchées.

Et 60 000 euros et plus à venir, c’est à la fois beaucoup et peu. Malgré leurs difficultés propres, c’est un effort symbolique que ces patrons liégeois, soudés dans ces moments difficiles, ont voulu faire. À noter encore que la CCI a été sollicitée afin de prendre le relais.

Bruno Boutsen