Sans nul doute, le secteur culturel liégeois est parmi ceux qui souffrent le plus de la crise. Ainsi donc, comme elle l’avait fait auparavant pour les professionnels du tourisme ou encore plus récemment pour les acteurs de la santé, la Province de Liège a décidé de soutenir les opérateurs.

Et ce, notamment en maintenant les subsides octroyés aux événements culturels ayant dû être annulés ou reportés en raison du Covid-19. En outre, après des réunions menées avec le collectif Solidarité Culture Liège (lequel a également sensibilisé la Ville), il a été décidé la mise sur pied d’un fonds de relance d’un montant global de 220 000 euros.

Et ce, est-il précisé par la Province, afin d’organiser des événements dans différents secteurs et au départ notamment des centres culturels liégeois. À cet égard, 30 000 euros ont été attribués à chacun des quatre opérateurs territoriaux actifs à Liège, Verviers et Huy.

Des moyens, oui mais...

Reste que, malgré d’autres subsides dits exceptionnels octroyés à l’ASBL Festival de Liège et aux Nuits Indés de la Province, le montant des aides est jugé insuffisant par le collectif Solidarité Culture Liège. " Il s’agit pour l’essentiel de nouvelles activités qui auront lieu entre fin 2020 et fin 2021 ", souligne ainsi Julie Hanique.

Et cette dernière, représentante du collectif (lequel avait estimé en juin à plus d’un million d’euros les pertes cumulées pour une cinquantaine d’opérateurs), de relever que " la plupart des demandes exprimées lors de nos réunions n’ont pas été rencontrées ". Si elle reconnaît le travail récent qui a été réalisé dans le chef de la Province, elle se veut plus critique à l’égard de la Ville.

Et ce, malgré le fait que cette dernière, laquelle a également décidé le maintien des subsides aux événements culturels, a mis sur pied de concert avec la Province et avec le Théâtre de Liège l’opération "Place aux artistes" en cours depuis début juillet et jusqu’à fin août.

" Il s’agit avant tout d’une opération de communication qui était déjà dans les cartons ", estime Julie Hanique. Et d’épingler en outre " un déficit d’information ", lequel a pour conséquence que "ce sont souvent les mêmes qui sont soutenus ". Un point de la situation est prévu à la mi-septembre.