Politique L’exécution du Pic 2019 relatif aux voiries et aux trottoirs a été discutée.

Lundi soir, le conseil communal de Waremme avait plusieurs points dignes d’intérêt à son ordre du jour. Et outre celui relatif aux finances et plus particulièrement aux modifications budgétaires pour l’année 2019, lequel a suscité son lot de critiques, il en est un autre qui a fait jaser.

Alors qu’il a été présenté juste avant l’été dernier par l’échevin en charge des Travaux Hervé Rigot (PS), le Plan d’investissement communal (Pic) 2019-2021 va connaître une première exécution. Pour rappel, c’est une enveloppe de plus de 600 000 euros qui a été accordée par la Région à la Ville.

Laquelle a prévu de mener des travaux dans les bâtiments en vue de réduire la facture énergétique et d’autres liés à la mobilité douce. En l’espèce, il s’agit de la réfection et de l’aménagement de plusieurs voiries et trottoirs de l’entité. Comme précisé par Hervé Rigot, il est question tant des rues de Mouhin, Noé Jacques et du Tram que de celles du Parc, des Fabriques, du Tumulus et Visigath. Quant au budget, subsidié à 60 % par la Région wallonne, il avoisine les 400 000 euros, soit près de 250 000 euros pour les premières et 150 000 pour les secondes.

Alors que l’échevin a mis en avant "un accent tout particulier donné à la mobilité douce et à l’accès aux personnes à mobilité réduite", via l’élargissement de trottoirs et l’installation de dispositifs ralentisseurs, l’opposition ne l’a pas entendu de cette oreille.

"Aucune place à la mobilité douce"

Du moins en l’espèce le groupe Waremme Alternative, lequel s’est exprimé par la voix de Lionel Henrion et de Thierry Bataille. Et le premier d’estimer que "le Pic n’est pas abouti" car "sur trois voiries à rénover, on constate que deux cahiers des charges ne laissent aucune place à la mobilité douce".

De quoi faire réagir de manière assez virulente l’échevin, insistant quant à lui sur la nécessité d’approuver les modes de passation du marché en question afin de ne pas perdre les subsides. Soit un argument jugé non pertinent par le groupe d’opposition, dénonçant "la politique du fait accompli".

De son côté, alors même qu’une certaine agressivité était de mise dans les échanges, Thierry Bataille a épinglé le cas problématique de la rue Noé Jacques. Et ce en matière de sécurité routière, avec en cause une signalisation routière jugée inadaptée. Mais pas de quoi toutefois faire revoir sa copie par la majorité visiblement échaudée.

Bruno Boutsen