Le pèlerinage diocésain a lieu du 17 au 23 août. Quel sens pour les participants ?

Compostelle, Fátima, Chartres, Rome, la Terre sainte ou, chez nous, Beauraing et Banneux… : ces lieux de pèlerinage, parmi d’autres, semblent ignorer, tant ils attirent de croyants et de visiteurs, la désaffection qui frappe les Eglises dans le monde occidental contemporain. Il en va de même pour le site marial de Lourdes, qui affiche annuellement quelque cinq millions de fidèles ou de touristes au compteur. Parmi eux, ils seront quelque 800 à participer, du 17 au 23 août prochains, au déplacement liégeois organisé depuis plus de 120 ans.

"Nous avons déjà environ 630 inscrits, nous dit Dominique Watelet, président de l’Hospitalité du diocèse. Cela veut dire qu’on sera dans les 700, auxquels il faut ajouter les germanophones qui sont généralement autour de 150". Cette année, un accent particulier sera mis sur l’accueil des familles - garderie pour les plus petits, animations spécifiques pour les plus grands -, histoire de rappeler que l’invitation à cette démarche ne s’adresse pas qu’aux malades. "Le pèlerinage rassemble des personnes de différentes catégories d’âge, de condition sociale, de santé…, précise son directeur, le vicaire épiscopal Baudouin Charpentier. Il y a environ 150 malades chaque année. Il faut donc beaucoup d’accompagnants. Une des particularités est la forte présence de groupes de jeunes ou de jeunes adultes - 120 à 150 - qui sont tous bénévoles. Pour certains, c’est parfois le seul contact avec l’Eglise. Mais il est important pour nous d’avoir aussi des hospitaliers et hospitalières professionnels ou en formation pour les soins aux personnes . Pour l’instant, nous en avons trop peu ils sont et un peu âgés".

Des activités jamais contraignantes

Présidé par Mgr Delville, ce 128è périple vers les Hautes-Pyrénées comportera différentes activités, jamais contraignantes : rencontres, excursion en montagne, après-midi spirituel à Bartrès (où Bernadette Soubirous gardait ses moutons), veillée des jeunes de plusieurs pèlerinages belges avec la participation du cardinal Josef De Kesel et des évêques présents… Le groupe Latitude, de la région de Visé, apportera ses bonnes notes. La prédication, sur le thème "Le Seigneur fit pour moi des merveilles", est confiée au vicaire épiscopal Eric de Beukelaer qui proposera de méditer à partir des mystères joyeux.

"Si cela attire du monde, explique ce dernier, c’est notamment parce que chacun est reconnu pour ce qu’il est. Les jeunes sont pris au sérieux. Un jeune qui pousse un malade, c’est quelqu’un dont on a besoin. Et à Lourdes, le malade est citoyen, même de première classe, sans condescendance. C’est pour cela qu’on peut avoir aussi bien le pilier d’église hyperpratiquant que la brave personne qu’on ne voit jamais à l’église et qui bouffe un peu du curé, même si je n’ai jamais trouvé cela très digeste !"

Une certitude au moins : on ne va pas en vain à la grotte de Massabielle. Humainement ou spirituellement, on en retire toujours quelque chose.