Début juillet, la "Gazette" titrait "Trilogiport : Liège presse la Région", évoquant par là même l’unanimité des élus liégeois quant à une motion relative au Trilogiport, du nom de cette plate-forme multimodale dont doit se doter le Port autonome de Liège et qui doit devenir à terme un "village logistique". Il nous revenait également à cette époque de plusieurs sources qu’un accord du gouvernement wallon sur le dépôt du permis d’urbanisme ayant trait au Trilogiport était à l’ordre du jour.

Finalement, et après encore un débat à ce sujet au Parlement wallon, le permis a enfin été déposé et, jeudi dernier, le fonctionnaire délégué marquait lui aussi son accord sur le dossier. Nul doute donc que ce dernier évolue enfin et on peut même noter en la matière une relative unanimité. Une unanimité toutefois tempérée par la députée Veronica Cremasco (Ecolo), laquelle interpellait en juillet dernier le ministre Benoît Lutgen (CDH), en charge avec son collègue Philippe Henry (Ecolo) de cet important dossier liégeois. C’est que pour la députée, un aspect, à savoir celui du trafic par rail, est clairement oublié dans le développement d’un projet auquel elle croit mais qui doit selon elle impérativement être tri-modal.

Selon Veronica Cremasco, "il n’y a absolument rien de clair à ce sujet" et ce ne sont pas les réponses qu’elle a reçues du ministre Lutgen qui sont de nature à apaiser ses inquiétudes. Car, pour la députée Ecolo, un Trilogiport sans rail induirait forcément un problème de saturation du trafic routier. À ce sujet, il est vrai que la réponse du ministre Lutgen n’est pas d’une clarté absolue, et concernant le développement du rail, ce dernier "confirme que cet aspect a été pris en compte dès le début de l’étude du projet", précisant tout de même qu’"il reste à finaliser les conditions de passage des voies ferrées".