L’incubateur liégeois VentureLab a organisé son premier sommet.

Ce mercredi matin, l’équipe du VentureLab a invité la presse liégeoise dans le cadre du premier sommet de l’étudiant entrepreneur qui s’est déroulé dans ses nouveaux locaux du boulevard de la Sauvenière. Albert Corhay, recteur de l’Université de Liège, s’est exprimé eu égard à l’engouement que connait cet incubateur de projets. "Le VentureLab, c’est une boîte à success story qu’écrivent les jeunes qui nous rejoignent", a-t-il ainsi déclaré. Des jeunes qui sont d’ailleurs de plus en plus nombreux à se lancer dans la création de start-ups.

Un accompagnement institutionnalisé

Le VentureLab propose un accompagnement de leur projet ainsi que des conseils de coachs, soit des entrepreneurs ayant déjà fait leurs preuves. C’est notamment le cas d’Olivier De Wasseige, fondateur de Defimedia, qui trouve que "le VentureLab est une chance inouïe offerte aux jeunes d’apprendre le métier d’entrepreneur. "Et pour nous, c’est la récompense de la reconnaissance une fois que le projet est abouti".

Boris Munyankera, Christian Mon et Jonathan Schoonbroodt ont pu bénéficier de l’aide de l’incubateur durant une année afin de monter leur projet Tacite qui a vu le jour en janvier de cette année. Tacite propose aux artistes une rémunération de leur performance via le "live streaming". "Nous voulons vraiment que l’artiste se concentre sur la création, on s’occupe de tout ce qui est derrière. Nous travaillons en collaboration avec des juristes et nous sommes prêts à accueillir les futurs artistes".

"Au début, c’était juste une idée"

Co-fondateur de l’entreprise Hytchers, Jonas a commencé l’aventure entrepreunariale en 2015 en parallèle à son master. "Au début, c’était juste une idée mais nous n’avions ni expérience ni argent. Nous étions au stade embryonnaire. En venant au VentureLab, nous avons eu un coach qui nous a guidés et qui nous a encadrés". Hytchers propose aux e-commerces de véhiculer leur marchandise grâce au principe d’auto-stop. "Nous avons une collaboration avec Total. Les e-commerces déposent les objets chez eux et des automobilistes enregistrés sur notre site viennent les prendre pour les amener plus près du destinataire, explique Jonas . Nous faisons confiance au système et il y aura bientôt une phase de tests sur Liège, Bruxelles et Anvers".

Autre exemple : Colour ConText est un projet d’outil numérique imaginé par la doctoresse en histoire de l’art Sylvie Neven qui a pour but d’aider les restaurateurs d’arts à cibler des recherches mais également d’inspirer les producteurs qui seraient envieux de découvrir de nouvelles techniques. "Grâce à cette structure (N.D.L.R. : le VentureLab), cela prend la forme d’un prototype. Cela montre en outre un intérêt pour les projets d’ordre culturel".