De nouveaux panneaux didactiques ont été installés le long d’une promenade balisée.

Restaurée en 2018 grâce au soutien financier de l’Europe et de la Région wallonne, la réserve naturelle de la Picherotte s’offre aujourd’hui à voir sous ses plus beaux atours. Fruit d’une collaboration entre les acteurs du tourisme, de l’enseignement et de la nature, un tout nouveau sentier didactique y détaille désormais les aménagements réalisés, de façon à permettre aux petits et grands de découvrir la haute valeur des lieux.

Une zone naturelle

La réserve naturelle de la Picherotte a vu le jour en 1982 suivant la signature d’une convention entre la commune de Ferrières, propriétaire des parcelles, et l’association de protection de la nature Natagora, en charge de sa gestion. Un terrain lui est rattaché en 2018, agrandissant sa superficie à un total de près de 5,5 hectares.

La réserve se situe sur la commune de Ferrières, plus précisément aux abords du hameau "Le Trou", au cœur d’une vaste zone naturelle, en marge de l’Ardenne liégeoise, aux confins de la Famenne orientale. Une bonne partie de ce vallon est classée comme "Site de grand intérêt biologique" (SGIB).

Longtemps suivie dans ses aménagements grâce aux efforts de volontaires, la réserve fait peau neuve en 2018 avec le soutien du Programme wallon de développement rural. De plus vastes travaux de restauration sont alors entrepris, ouvrant davantage le site à la lumière et reconnectant entre elles les prairies. Actuellement, une demi-douzaine de vaches, menées par un éleveur local, participent à l’entretien du site.

Des panneaux installés

Ce lundi, de nouveaux panneaux didactiques ont été installés le long d’une promenade, balisée par l’office du tourisme de Ferrières, invitant le grand public à redécouvrir la valeur du site. La boucle de 3,5 km débute à l’aire dédiée au barbecue, au niveau du hameau "Le Trou". Une bonne partie du parcours longe la réserve donnant à voir et à comprendre les aménagements réalisés.

"La réserve naturelle de la Picherotte offre un potentiel indéniable pour toute une série d’espèces tant végétales qu’animales", explique Marie Stephany, assistante de projet chez Natagora. Habitats naturels secs et chauds sur sols schisteux, prairies humides, lisières forestières, zones de sources assurent le gîte aux papillons et libellules, grenouilles et tritons, couleuvres et orvets, oiseaux et mammifères. On y observe également la discrète couleuvre à collier et à la bonne saison, des orchis tachetés par centaines…