L’École provinciale d’aide médicale urgente s’y attelle.

Crise oblige, les cours et autres formations ne se font quasiment plus qu’à distance. Et ce, avant une reprise, laquelle ne sera visiblement que très progressive.

À cet égard, il est des cas qui sont davantage problématiques que d’autres. C’est ainsi qu’il y a peu, notre attention a été attirée par un courriel, faisant état de la situation au sein de l’Epamu.

Soit l’École provinciale d’aide médicale urgente, laquelle forme les secouristes et les ambulanciers. Le souci a trait au fait que la formation ne se ferait plus qu’à distance, et ce au détriment de l’aspect pratique qui est jugé essentiel.

De quoi donc nécessiter des précisions de Muriel Brodure (PS), la députée provinciale chargée de la Formation. D’emblée, cette dernière rappelle la suspension des formations en présentiel décidée par le SPF Santé publique.

"Rapidement, une formation alternative a été mise en place", souligne la députée. Laquelle fait en outre référence au fait que l’École d’aide médicale urgente, sise à Seraing au sein de la maison provinciale de la formation avec celles du feu et de police, en avait déjà développé.

Ne pas mettre à mal la qualité de la formation

"Le directeur Michel Vergnion a posé la question d’une reprise possible des cours en présentiel mais il attend toujours la réponse du niveau fédéral", précise Muriel Brodure. Quant à l’évaluation, elle se fait pour l’instant aussi à distance.

Mais pas question toutefois selon elle de mettre à mal la qualité de la formation en question. "Il a été décidé par le SPF de prolonger la durée de validité des brevets délivrés et nous nous conformerons aux recommandations fédérales."

Reste que pour la députée, "il faut pouvoir former au plus mais dans des conditions de sécurité optimales". C’est ce leitmotiv qui est également de mise si l’on en croit cette dernière au Barbou.

À savoir la catégorie paramédicale de la Haute École provinciale assurant la formation des infirmiers. Si la distance est la règle, les stages se poursuivent au cas par cas "et sur base volontaire". Un allongement de leur période est par ailleurs souhaité, la volonté étant de ne pas pénaliser les étudiants.

Bruno Boutsen