Le policier Maxime Pans, 33 ans, abattu ce matin suite à un simple contrôle et dont le pronostic vital est toujours engagé, n'est malheureusement pas le premier. La police de Liège a connu de douloureux précédents ces dernières années

Le drame qui s'est abattu ce matin sur la famille de Maxime Pans, policier de 33 ans qui s'est fait tirer dessus à bout portant après un simple contrôle, est loin d'être le premier qui atteint les forces policières liégeoises. L’arrondissement de Liège a vu les attaques envers les policiers se multiplier ces dernières années.

A commencer par l’attentat du 29 mai 2018. Ce jour-là, Benjamin Herman, un détenu en congé pénitentiaire, abat de sang-froid deux policières, Soraya Belkacemi et Lucile Garcia, avant de faire une troisième vicitme, un jeune étudiant nommé Cyril Vangriecken. Les deux dames travaillaient depuis de nombreuses années au sein de la police. Elles étaient toutes les deux mamans. De nombreuses personnalités politiques ainsi que des policiers de tout le pays étaient présents lors de leurs funérailles.

Trois mois plus tard, les policiers liégeois ont fait face à un autre drame. Celui qui a emporté leur collègue Amaury Delrez. C’était le 26 août 2018. Cette nuit-là, le policier theutois de 38 ans est en intervention avec un collègue lorsqu’il croise la route d’un véhicule à bord duquel des personnes se trouvent des personnes ayant participé à une altercation dans un café de Spa quelques instants auparavant. Amaury Delrez veut procéder au contrôle des passagers mais c’est là que là d’un d’entre eux brandit une arme et tire sur le policier. Amaury sera tué sur le coup. Un an après ce drame, l’enquête n’est toujours pas clôturée.

En octobre 2018, ce sont cette fois deux policiers de la zone Vesdre qui ont été blessés par des tirs lors d’une course-poursuite au départ de Dison. Trois des quatre auteurs de cette fusillade avaient pu être interpellés dans les semaines qui ont suivi.