Selon nos informations, la Société régionale wallonne du transport (SRWT) a désigné un consortium de 6 ou 7 acteurs pour réaliser l’étude technique relative au tram. Il sera piloté par le bureau Greisch. Parmi les autres membres du consortium qui vont réaliser l’étude, on retrouve la Stib (Société de transport public de Bruxelles), l’Atelier d’architecture du Sart-Tilman (fondé par feu Claude Strebelle) et le bureau Transitec. L’étude traitera l’aspect technique du projet d’implantation du tram à Liège, mais aussi l’aspect urbanistique, architectural et la restructuration du réseau de transport liégeois.

Il s’agit en fait d’une première tranche du projet dont le montant s’élève à environ 6 millions d’euros. Les conclusions de la mission du consortium (attendues pour mars 2012) lanceront l’étude d’incidence (avril-septembre 2012) et la demande de permis du projet de tram dont le calendrier a été bétonné vendredi par le gouvernement wallon.

La création d’une ligne de tram à Liège représente un investissement de 500 millions d’euros qui se fera via un mécanisme de partenariat-public-privé (PPP). D’après le calendrier arrêté par la Région, la sélection du partenaire privé est prévue pour mai 2014, soit deux ans après l’introduction des demandes de permis unique pour l’infrastructure et le dépôt-atelier fixé à septembre 2012. Les travaux devraient démarrer en décembre 2016 avec une mise en service du tram prévue pour juin 2017.

L’exécutif wallon a aussi décidé hier de la mise en place d’un comité exécutif composé de huit membres dont les bourgmestres des quatre communes concernées (Liège, Herstal, Seraing, Saint-Nicolas). Il sera présidé par le ministre de la Mobilité, Philippe Henry (Ecolo). "Ces décisions du gouvernement wallon enlèvent toute incertitude sur le projet du tram à Liège. C’est un projet structurant du transport à Liège", nous a dit le Liégeois Michel de Lamotte, député wallon et président de la commission de l’environnement, de l’aménagement et de la mobilité.