Gazette de Liége

CGSP et CSC ont entamé un mouvement de 48 heures.

Comme annoncé par les deux syndicats (CSC et la CGSP), les agents pénitentiaires ont entamé, ce mardi une grève qui devrait s'étaler sur 48 heures et ce, aux prisons de Mons et de Lantin. Dès 8 heures, plusieurs dizaines d'agents pénitentiaires se sont d'ailleurs rassemblés devant l'établissements de Lantin, le tout dans une ambiance détendue. Pourtant, l'état d'esprit n'est pas à la fête. Les syndicats reprochent au ministre de la Justice Koen Geens de ne pas tenir les engagements pris dans différents protocoles signés ces dernières années.

Parmi les griefs formulés, la CSC et la CGSP dénoncent un manque chronique de personnel et la problématique de l'habillement, devenue récurrente dans leurs revendications. "L'uniforme est obligatoire mais n'est pas fourni par l'administration, alors qu'il devrait être pris en charge par les frais de justice", commente Didier Breulheid, délégué permanent à la CSC.

Les deux organisations déplorent aussi l'absence de mesures positives pour lutter contre l'absentéisme et émettent des craintes quant à l'ouverture de maisons de transition sans qu'aucune concertation ne soit prévue. "Nous soupçonnons une stratégie de privatisation", ajoute le délégué syndical.

Les syndicats attendent désormais une réponse de l'administration pénitentiaire en vue d'une concertation pour tenter de dégager des solutions.