Ce mercredi, début du déconfinement pour plusieurs secteurs, a marqué l'ouverture des deux parcs aquatiques de Wallonie qui ont enfin pu à nouveau recevoir le public.

Si l'ouverture s'est faite moyennant une réservation des visiteurs potentiels, contexte sanitaire oblige, cela n'a pas empêché Plopsaqua d'être inauguré comme il se doit.

En effet, aux côtés d'Aqualibi, ce parc aquatique issu du groupe éponyme fait figure de nouveauté sur le territoire wallon.

Sa particularité est d'être située sur un terrain limitrophe de la frontière linguistique, quasi à cheval sur les communes de Hannut et de Landen.

De quoi donc faire de l'inauguration de ce mercredi matin, en présence des ministres-Présidents wallon et flamand, un événement.

"On est bien au-delà d'une piscine publique", a d'ailleurs souligné le bourgmestre de Hannut Manu Douette (MR).

Lequel a fait référence dans sa prise de parole à l'aspect récréatif mais aussi touristique du parc en question.

Un investissement public-privé de 25 millions d'euros

Ce dernier a nécessité un investissement public-privé de 25 millions d'euros, les deux communes concernées le finançant chacune à hauteur de 400 000 euros.

Quant à la superficie du bâtiment, construit en un temps record non loin de l'autoroute E40, elle avoisine les 5 000 m2, faisant du parc aquatique le plus grand du Benelux.

Lors de la visite, effectuée en avant-première aux côtés des écoles qui étaient autorisées à y accéder depuis fin 2020, on a découvert un bassin de natation de 25 m sur 16.

Mais également un autre bassin dédié à l'apprentissage ainsi que toute une série d'espaces ludiques, de quoi visiblement ravir les visiteurs présents.

A cet égard, comme précisé par le CEO du groupe privé Plopsa dans son intervention, le parc a pour ambition d'en accueillir entre 300 000 et 400 000 annuellement.

L'importance de la localisation de Plopsaqua, créé sur le modèle de ce qui existe déjà à la Côte belge, a en outre été épinglée par ce dernier.

"Une infrastructure au top mais à un prix démocratique"

"La volonté est clairement de pouvoir disposer d'une infrastructure au top mais accessible à un prix démocratique pour les habitants", a insisté le maïeur hannutois.

Lequel a été rejoint à cet égard par son collègue de Landen, la commune flamande voisine avec qui un dialogue a été entrepris il y a une dizaine d'années.

Du côté des autorités publiques présentes, tant Elio Di Rupo que Jan Jambon ont salué ce partenariat public-privé relativement unique en son genre.

Tout comme d'ailleurs la dimension symbolique constituée par le fait qu'il s'agit en l'espèce d'un projet intercommunal mais aussi intercommunautaire.

A noter pour terminer que ce dernier répond à la nécessité soulignée en son temps par les deux communes de disposer d'une nouvelle piscine.