Ultime de cette année particulière, le conseil communal de ce mardi soir à Hannut était relativement copieux. Et parmi les points à l’ordre du jour, le budget de la Ville et de ses entités liées dont le CPAS faisait figure de gros morceau.

Sans refaire ici tout le débat et outre d’autres thématiques telles que l’enseignement et la revitalisation urbaine, le développement durable fait partie des investissements jugés prioritaires. En matière de mobilité douce, un pas important a d’ailleurs été franchi.

En effet, alors que le sujet est revenu plusieurs fois sur la table ces dernières semaines, la Ville a déposé sa candidature dans le cadre d’un appel à projets régional. Ce dernier, doté d’un budget global de 40 millions et prévoyant de sélectionner 40 communes, a trait au réseau cyclable.

Hannut, en tant que ville de taille moyenne, peut espérer environ 500 000 €, et ce pour des aménagements destinés aux cyclistes. C’est dans ce cadre que la Ville a décidé de se doter d’un plan cyclable qu’elle compte mettre à exécution quoi qu’il arrive dans les prochaines années en se basant sur un bureau d’études.

L’exemple de Marche

Lequel, à savoir en l’espèce ICEDD, a contribué à définir, selon l’échevine en charge qui estime que "cette législature doit être celle des infrastructures", une vision dite stratégique. Une étude a donc été menée au préalable et des fiches actions ont été réalisées.

Premier tronçon à être concerné : la rue de Landen, du moins dans sa partie communale. "Elle nécessite une requalification importante entre le rond-point dit du tracteur et la Grand-Place", est-il indiqué. À cet endroit, l’aménagement d’un site propre central est proposé parmi les scénarios.

La création d’un giratoire permettant l’accès aux rues voisines est inspirée de l’exemple de Marche. Un autre scénario relatif à cette entrée de ville prévoit un site propre latéral. Dans ce cas, la priorité est accordée aux cyclistes et un marquage spécifique au sol est également prévu.

Un autre tronçon jugé stratégique, permettant de décloisonner environ 1 200 habitants à Poucet, Trognée et Abolens, a trait à la rue Joseph Wauters. En bordure du zoning et le long du contournement de Hannut, il est proposé d’aménager une piste cyclable en site propre, en profitant de l’emprise publique disponible et en recourant à des expropriations. Les accès voiture devant être privilégiés dans ce cas par la rue de Blehen et le contournement.

Autre endroit concerné : la rue de l’Épinette menant au village de Grand-Hallet. Il s’agit ici de réserver la circulation aux véhicules agricoles et aux modes doux. Plusieurs solutions sont possibles, d’une monobande à un dispositif plus radical empêchant toute circulation motorisée. Un tel chemin réservé est également proposé rue d’Abolens. Des aménagements sont encore prévus rue de la Croisette (vers Crehen) et rue d’Avernas, non loin de la rue de Landen.

Bruno Boutsen