Portrait Valeur montante du PS waremmien, Hervé Rigot a fait son entrée au Parlement.

Âgé de 45 ans, Hervé Rigot est un Waremmien pure souche. Non issu d’une famille politisée, ses parents étaient ouvriers. Lui-même est criminologue de formation, diplômé de l’ULiège, et il se dirigeait à l’origine vers le domaine juridique.

Après ses études, il passe un concours au Selor et entre chez Fedasil. Durant dix ans, il dirige le centre d’accueil de Vielsalm tout en faisant un intérim au cabinet Courard. Un poste que le principal intéressé a adoré, et ce en pleine crise des réfugiés.

Hervé Rigot devient ensuite directeur régional chez Fedasil, en charge de la gestion des places d’accueil. Soit un métier jugé par ce dernier "de plus en plus difficile" et ce, depuis la crise migratoire de 2015. Toujours jusqu’à il y a peu en fonction, celui qui est redevenu échevin à Waremme a décidé de ne pas renouveler son mandat. Il n’y avait aucune incompatibilité avec la fonction de député fédéral à laquelle il vient d’accéder mais il a souhaité faire ce choix.

L’origine de son engagement remonte à 1982, époque à laquelle son père reprend une ferme en location et est rejeté par les enfants du propriétaire. De quoi donc susciter une vocation pour le socialisme. Il y vient via sa mère et rejoint les Jeunesses socialistes de Waremme dont il devient le président. En 2000, il devient conseiller du CPAS sans avoir été élu direct ("une expérience magnifique car on gère l’humain et le consensus est de mise").

4 600 voix en tant que suppléant

En 2006, Hervé Rigot est présent pour la première fois sur la liste PS. Fort de 687 voix, il devient échevin en charge des Sports et de la Jeunesse. Le jeune homme dynamique qu’il est mène à bien plusieurs dossiers importants : le nouveau stade communal, le chantier de la piscine et celui du pôle ballons ainsi que la nouvelle politique de subsidiation des clubs sportifs ou encore la création du bal des sports.

"Je suis Waremmo-Waremmien et je vis Waremme au jour le jour", souligne celui qui a aussi une casquette festive puisqu’il est DJ. En 2012, il figure de nouveau sur la liste PS et augmente son score. Il redevient échevin, en charge cette fois des Travaux et de l’Urbanisme. Soit des compétences jugées "beaucoup plus techniques et chronophages car étant en prise directe avec les citoyens". Entre 2014 et 2018, il préfère se consacrer entièrement à son métier de base avant de revenir.

Présent à la neuvième place sur la liste PS lors du dernier scrutin, il réalise un bon score. En charge des mêmes compétences, il constate une évolution en termes d’instantanéité. Se disant "engagé et passionné", il fait partie des valeurs montantes du PS local. Malgré ses 4 600 voix récoltées en tant que suppléant sur la liste fédérale, il n’avait pas envisagé devenir député.

Mais la désignation de Frédéric Daerden comme ministre en a décidé autrement. S’il restera échevin - "il n’était pas concevable que je quitte Waremme" -, le niveau fédéral lui va bien et il se sent Belgicain - "c’est l’avenir des Belges qui se joue au Parlement".

Bruno Boutsen