La cyberdépendance est un nouveau terme utilisé pour définir un usage excessif d’Internet et des jeux vidéos.

À l’heure actuelle, rares sont les enfants ne possédant pas de console de jeu ou n’ayant pas accès à Internet. Il faut également noter que plus de 12,5 % des jeunes de dix à vingt ans passent plus de quatre heures par jour devant les jeux vidéos, ce qui entraîne une série de problèmes tels que des conflits familiaux, une modification de l’humeur, une certaine agressivité,

C’est en collaboration avec Infor-Drogues et l’écrivain Nicolas Ancion que la ministre de la Culture, de l’Audiovisuel, de la Santé et de l’Égalité des chances de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Fadila Laanan, a décidé de s’attaquer au problème de la cyberdépendance chez les dix-douze ans.

Pour ce faire, ils s’étaient tous trois donnés rendez-vous le 6 novembre dernier dans l’enceinte de l’école communale fondamentale de Xhovémont (Liège) lors de la journée baptisée "J’arrête quand je veux", du nom de l’ouvrage de Nicolas Ancion et de la brochure réalisée par Infor-Drogues.

Au cours de cette journée, la classe de 6e de Catherine Méan tournait une émission pilote aux dialogues improvisés sur ce même sujet pour l’émission "Ma classe fait sa télé" de la RTBF. Le scénario avait été établi par les élèves à partir de l’ouvrage de Nicolas Ancion.

Ensuite, les écoliers ont pu parler de leur propre relation aux jeux vidéos ainsi qu’échanger avec la ministre. Celle-ci leur a exprimé son point de vue : "Tout excès est nocif, c’est une question de limite. Une vie saine est une vie composée d’activités variées. En tant que ministre de la Santé, il me tient à cœur de m’employer à résoudre cette dépendance." Elle regrette également le temps où la lecture suffisait à s’évader, où les jeunes prenaient l’air au lieu de rester cloîtrés devant un écran. Elle encourage également les parents à être vigilants face aux limites d’âge inscrites sur les jeux vidéos. En effet, "certaines images trop violentes peuvent porter atteinte à l’imaginaire des enfants."

Si Nicolas Ancion a choisi de collaborer à ce projet, c’est parce qu’au terme de ses rencontres avec 240 jeunes, il n’en a recensé que deux ne jouant jamais aux jeux vidéos, ce qui l’a amené à s’interroger. L’écrivain a également jugé qu’il subsistait un halo autour de cette thématique. Il compare la dépendance aux jeux vidéos à celle des sucreries : "S’il est bien clair dans l’esprit de tout le monde, grâce aux nombreuses publicités dénonciatrices, que manger trop de sucreries nuit à notre santé, c’est loin d’être aussi clair par rapport à la cyberdépendance."

SDC (st.)