Alors que tous les obstacles semblaient levés pour le projet de Médiacité au Longdoz, voilà qu'une nouvelle tuile vient de tomber sur les têtes du promoteur, Wilhlem & Co, et de la Ville de Liège.

Après avoir déposé un premier recours auprès du ministre Antoine (CDH), contre le permis unique délivré par la Ville de Liège, recours rejeté pour « absence de motivation», le groupe Kinépolis retente le coup auprès du Conseil d'Etat avec un recours en annulation contre ce même permis. « Il s'agit d'une nouvelle péripétie dont nous nous serions bien passés», a-t-on commenté chez Wilhelm & Co, où l'on reste confiant: « il n'y a pas d'arguments neufs. Les chances que ce recours aboutisse sont donc faibles et il ne devrait pas y avoir de retard dans les travaux, qui sont sur le point de débuter. Il s'agit d'un geste malsain d'un groupe cinématographique qui ne veut pas de l'arrivée du concurrent UGC à Liège, alors qu'ils ont construit illégalement leur complexe à Rocourt.»

De son côté, l'échevin CDH de l'Urbanisme, Michel Firket, a ajouté que « même s'il est impossible de préjuger de la décision du Conseil d'Etat, qui réserve parfois des surprises, ce recours ne devrait pas porter ombrage au projet». Wilhelm & Co ne serait en effet pas le premier promoteur à commencer une construction sans attendre le verdict des magistrats. Michel Firket s'est par ailleurs déclaré « très déçu par l'attitude de Kinépolis après tout ce que la Ville a fait pour aider leur développement, d'autant que ce recours gêne également la réalisation d'un des projets majeurs de la Ville de Liège, impliquant la RTBF et bien d'autres entreprises».

Et ce n'est pas tout: il se murmure que Kinépolis pourrait déposer un autre recours, en suspension cette fois, quand la Ville délivrera le permis socio-économique, d'ici quelques mois.

© La Libre Belgique 2005