Huy Il a fait l’objet d’une interpellation citoyenne lors du conseil communal de lundi soir.

L’ordre du jour du conseil communal de lundi soir à Huy n’était pas très chargé. Mais de nombreux points ont été débattus et la séance a débuté par un événement, à savoir la première interpellation citoyenne de la législature. Laquelle a été l’œuvre d’un jeune Hutois de 18 ans, Virgil Declercq, soit le président de l’ASBL Communauté Historia.

Ce véritable passionné du patrimoine local s’est exprimé au sujet de l’état du musée communal qu’il a jugé alarmant et qu’il a d’ailleurs comparé à celui du château de la Motte en Gée sis à Tihange. Ne niant pas une situation problématique, le collège, par l’entremise tant du bourgmestre Christophe Collignon (PS) que de l’échevin des Travaux Éric Dosogne (PS), lui a répondu.

Et d’estimer que "la gestion patrimoniale n’a pas été optimale par le passé" et que "ce bâtiment classé remarquable attend d’être rénové". Mais le collège de faire référence aux coûts d’une telle rénovation qui avoisinerait les huit millions d’euros, rien que pour celle des toitures. "Il faudra faire preuve d’ingénierie pour que cela n’impacte pas les finances communales", prévient Christophe Collignon, disant tenter de trouver une solution supportable, laquelle pourrait passer par un recours au privé.

De son côté, l’opposition Écolo, par la voix de son chef de groupe Rodrigue Demeuse, en a remis une couche sur le sujet. Et ce dernier d’insister sur la nécessité de prendre des mesures, urgentes tout d’abord (que la Ville dit avoir prises en matière de sécurité), relatives à ce bien patrimonial. La possibilité de lancer un crowdfunding a notamment été évoquée tout en maintenant le lieu public.

Liaison douce

Au rayon des finances, le conseil communal a également été marqué par l’adoption à l’unanimité du budget 2020 du CPAS. Lequel est à l’équilibre à 16 374 178 euros avec une intervention communale, en hausse, qui s’élève à 4 174 848 euros. Malgré cela, il a été rappelé par sa présidente que la situation reste délicate et que des synergies avec la Ville sont nécessaires. En outre, le bourgmestre a souligné l’importance de tenir compte des effets de centralité propres à Huy.

On retiendra encore de cette première séance de l’année l’approbation des termes du compromis de vente ayant trait à la réalisation d’une liaison douce entre la chaussée de Liège et la rue des Cotillages. Et ce, dans le cadre du projet européen dénommé "La gare de Huy comme nœud multimodal". Ce dernier est subsidié à hauteur de 500 000 euros en vue de procéder aux expropriations nécessaires à la réalisation du futur cheminement.

Bruno Boutsen