Politique Retour sur le débat politique RCF-La Libre-La DH de jeudi soir qui était consacré à cet important enjeu.

À un mois des prochaines élections, la Radio chrétienne francophone (RCF) accueillait pour l’occasion quatre invités afin d’évoquer l’important enjeu constitué par l’Europe. À savoir en l’espèce Saskia Bricmont, deuxième sur la liste des verts, Marc Botenga, tête de liste du PTB, mais aussi Pascal Arimont, député européen sortant et membre du CSP, ainsi que Maxime Degey, septième sur la liste des libéraux.

Référence a été faite au récent baromètre politique, ce sondage confirmant selon la représentante Écolo le choix du dernier scrutin. "La prise de conscience est là par rapport à l’urgence climatique", a-t-elle souligné tandis que Marc Botenga s’est quant à lui réjoui de la percée du PTB en Flandre. "Mon parti, c’est celui du compromis", a mis en avant Pascal Arimont, évoquant l’importance de l’enjeu climatique. Pour le représentant MR, il estime que son parti a pris ses responsabilités, et ce, tant au niveau fédéral que régional. "Il faut changer le modèle actuel", a plaidé Saskia Bricmont alors que l’élu germanophone s’est interrogé sur le coût de la transition écologique. Alors que Maxime Degey s’en est remis au résultat des urnes, le membre du PTB a mis en évidence le caractère unitaire de son parti.

Au sujet du Brexit, Pascal Arimont a fait référence à "une impasse" due au système britannique. "À un moment donné, il faut pouvoir dire noir ou blanc", a souligné le député européen, plaidant pour un ultimatum. Pour Marc Botenga, "il faut respecter le vote des électeurs" tandis que la représentante Écolo estime qu’il occulte les grands enjeux. "Le désamour des citoyens" pour l’Europe a aussi été évoqué par le mandataire libéral ainsi que la question problématique du dumping social. Et ce, tant par Pascal Arimont que par Marc Botenga, Saskia Bricmont insistant sur la nécessité d’une Europe davantage sociale.

Les thèmes des migrations, de la numérisation et de la lutte contre le terrorisme ont également été abordés. "La Belgique a brillé par son absence d’une position claire", a estimé la représentante Écolo alors que Maxime Degey a fait référence à un système institutionnel compliqué. La nécessité d’une rupture avec le modèle existant a été mise en avant par Marc Botenga, déplorant "une absence de remise en question". "En 2019, fermer ses frontières ne résout rien", a souligné Pascal Arimont, Saskia Bricmont épinglant quant à elle "une faillite" de l’Europe sur cette question. Une montée des populismes et des frais de fonctionnement jugés trop élevés ont enfin été épinglés.

Bruno Boutsen