Ce n’est un secret pour personne, le Standard de Liège est à la recherche d’un nouveau stade. La raison : son "chaudron" de Sclessin ne répondra bientôt plus aux normes imposées par l’Union européenne de football, et cela à l’heure d’une ambition continentale retrouvée. Le club de foot principautaire, champion de Belgique en titre, s’est résolu à construire un stade flambant neuf, qui doit voir le jour au plus tard à l’horizon 2012.

Site à plusieurs fonctions

La direction du club s’est mise en recherche d’un site ayant une superficie de 12 à 15 ha et susceptible d’accueillir son nouvel écrin. Lequel doit être composé, outre de terrains de foot, de commerces ainsi que d’un véritable parc récréatif labellisé Standard. Et force est de constater qu’ils ne sont pas nombreux les sites de ce genre et de cette importance en région liégeoise.

Une étude a ainsi été confiée à la SPI + afin qu’elle identifie les endroits potentiels susceptibles d’accueillir le club principautaire. "L’étude de la SPI + nous a été remise il y a un mois, précise Pierre François, directeur général du club. Trois sites ont été sélectionnés conformément à leurs recommandations. On attend maintenant la réponse des autorités quant à la possibilité de rachat des sols concernés".

Apparemment, et même si Pierre François, laconique, ne le confirme pas officiellement, c’est le site de Coronmeuse qui tiendrait plus que jamais la corde. Il présente plusieurs avantages dont la proximité immédiate avec la ville ainsi qu’une connexion au réseau de transport en commun. Mais cette implantation se heurte aussi au fait que le site de Coronmeuse abrite actuellement la patinoire, les halles de foires ainsi qu’un parc public fréquenté et utilisé notamment pour accueillir le festival rock bien connu "Les Ardentes".

Tous ces éléments font que les réactions sur une éventuelle implantation du Standard sur le site de Coronmeuse n’ont pas tardé ces dernières semaines. C’est le groupe Écolo qui, le premier, a envisagé cette possibilité, la jugeant positive tant du point de vue de l’emplacement qu’au niveau des équipements futurs qui permettront selon lui de revitaliser tout un quartier.

À Droixhe et à Saint-Léonard, l’inquiétude est par contre de mise. Patrice Lempereur, président du comité de quartier de Bressoux-Droixhe, rappelle que le parc Astrid est très fréquenté par les habitants et s’inquiète aussi des problèmes liés à la mobilité et à la propreté. Même son de cloche de l’autre côté du pont Atlas, où les riverains craignent les nuisances inhérentes selon eux à l’implantation d’un stade.

Quant à la problématique "Ardentes", son organisateur Gaëtan Servais dit ne pas s’opposer au développement du club mais espère pouvoir en discuter avec ce dernier. Le groupe de réflexion UrbAgora, qui s’est déjà exprimée contre cette implantation, plaide quant à lui pour que le futur stade s’installe sur le site entre la gare de Bressoux et la Meuse. On le voit, cette question fait débat et attend encore la réponse du Standard qui doit rentrer un dossier à cet effet avant la fin de cette année.