C’est par un rappel scientifique et historique que l’Université de Liège a débuté vendredi un point sur ses capacités de dépistage.

Et ce, en présence du ministre régional de l’Économie Willy Borsus, la Wallonie ayant dégagé quatre millions d’euros afin de la soutenir. C’est que l’ULiège et ses partenaires dont le CHU, se situent au cœur de la mobilisation en la matière, 96 entreprises ayant par ailleurs proposé des solutions à la crise sanitaire actuelle.

Rapidement, comme rappelé par le recteur Pierre Wolper, elle a développé des capacités de tests, qu’ils soient PCR (de dépistage) ou sérologiques. C’est ainsi qu’en avril dernier, une ligne de production était lancée par la spin-off Zentech, dans la foulée d’une étude d’ampleur réunissant un panel voulu représentatif de 4 200 personnes.

Concernant les tests PCR, après avoir mis au point une méthode automatisée de dépistage, l’ULiège continue d’innover. Et ce notamment, comme expliqué par le vice-recteur et immunologue Fabrice Bureau, en sécurisant l’approvisionnement en réactifs, lesquels sont produits sur place.

Un auto-prélèvement de salive

Alors que 150 000 tests ont été réalisés depuis avril à raison de 4 500 par jour, l’heure est désormais à une évolution du dispositif. D’ici à la rentrée académique, l’objectif est de pouvoir réaliser 30 000 tests par jour. Il s’agira d’un auto-prélèvement de salive, jugé plus simple à réaliser qu’un test naso-pharyngé. Ce dispositif qualifié de "première mondiale" a été étudié en collaboration avec Sirris, Diagenode, Kum Technic et HTP Europe.