Politique Le Premier échevin était appelé à s’expliquer hier soir devant les instances du PS.

Cela fait quasi deux semaines que le Premier échevin de la Ville de Waremme Albert Gérard est poussé vers la sortie par le PS local. Et ce pour avoir commis une série d’infractions urbanistiques présumées, lesquelles sont relatives à la délivrance souhaitée par cet entrepreneur d’un permis de bâtir concernant trois étangs.

À en croire ses détracteurs qui sont notamment des membres du groupe PS-IC auquel il appartient, ces dernières sont à la base de sa volonté d’éviction. Quant au principal intéressé, se définissant lui-même comme "un homme franc et honnête", sa personnalité atypique a déjà fait couler beaucoup d’encre.

D’autant que selon le bourgmestre Jacques Chabot, disant en outre regretter la situation actuelle, Albert Gérard n’en est pas à son coup d’essai. Ce dernier a en effet été rappelé à l’ordre à plusieurs reprises eu égard à plusieurs manquements aux règles de déontologie qu’il s’était pourtant engagé à respecter.

"Ils veulent ma peau"

De son côté, celui qui est devenu Premier échevin en 2018 après avoir augmenté son score de 2012 évoque "une chasse à l’homme". Et d’estimer que certains élus, au premier rang desquels l’échevin Hervé Rigot et le chef de groupe Laurent Moor, "veulent ma peau".

Face à cette situation inédite et embêtante pour le PS waremmien qui n’est plus majoritaire que de justesse, une réunion de l’USC était prévue ce jeudi. L’occasion selon son président Claude Germay de "faire un exposé général des faits" et de "permettre à Albert Gérard de s’exprimer". Lequel était très remonté. "Je compte me défendre et prendre un avocat." Et de confirmer qu’il entend siéger comme indépendant. Quant à un avenant au pacte de majorité, il n’est pas encore à l’ordre du jour.

Bruno Boutsen