Il n'a manqué que 80 votants pour que le premier tour de l'élection des représentants étudiants à la Fede, la fédération étudiante de l'ULg, soit validé. Une «deuxième sess» doit donc être organisée ce mercredi.

Pour les deux coprésidents de la Fede, Jean-Yves Pirenne et Geoffrey Piette, l'amertume est grande. Bien entendu, ne réunir que 19,34 pc de participants au lieu des 20 pc requis par le décret participation, c'est un peu la faute à pas de chance... Mais pas seulement: « Il y a eu quelques couacs d'organisation. Des étudiants en médecine devaient ainsi descendre du Sart Tilman au XX août et certains bureaux ont ouvert tard et fermé tôt, relèvent-ils en choeur. Quand on voit le peu d'électeurs manquants, on comprend que chaque détail est important.»

Pour le deuxième tour, les bureaux seront donc ouverts plus tard et les règles du vote ont été quelque peu assouplies. Pourtant, le succès n'est pas garanti à 100 pc ce mercredi.

Une motivation défaillante

Toute la bonne volonté des organisateurs, Fede et université réunis, ne permettra pas de contrôler un paramètre capital pour le succès de ce deuxième tour: la motivation des étudiants. «

Auparavant, les élections étaient obligatoires et de tels problèmes ne s'étaient jamais présentés. Pour la première fois cette année, ce n'est plus le cas et on en voit les conséquences. Bien entendu, il n'y avait jamais de sanctions, mais la simple vue du mot «obligatoire» sur la convocation suffisait à convaincre les moins motivés de l'importance de la chose,» relève Geoffrey Piette.

Un gros effort a également été fait en matière d'information des étudiants, que ce soit par le biais d'affiches ou via Internet. « Il faut absolument que les étudiants se rendent compte que ce sont toujours eux qui paieront les pots cassés», poursuit Jean- Yves Pirenne.

Crédibilité en jeu

Tout le monde s'accorde à dire qu'il serait inutile et beaucoup trop coûteux d'organiser un troisième tour en cas de nouvel échec ce mercredi. Une élection étudiante représente un investissement plus élevé que les bénéfices réalisés cette année au bal de l'ULg, soit plus de 16000 euros.

L'élection devrait donc être validée, quel que soit le taux de participation. Mais si ce dernier est faible, la crédibilité de l'organisation étudiante auprès des autorités universitaires et ministérielles sera fortement diminuée. Pour ne pas devoir faire face à un tel scénario, les deux présidents de la Fede répètent inlassablement le mot d'ordre du jour: « Etudiants, votez!»

© La Libre Belgique 2005