La Cité Miroir présente sa nouvelle grande exposition temporaire, "Masques", visible jusqu’au 20 juillet.

Après l’exposition World Press Photo, qui a attiré un grand nombre de visiteurs jusqu’au 13 janvier dernier, la Cité Miroir accueille sa nouvelle grande exposition temporaire consacrée cette fois aux masques. Après un passage par Bahreïn (2008), Pékin (2013) et Tokyo (2015), où plus de 600 000 visiteurs ont pu la découvrir, l’exposition Masques, qui est le fruit d’une sélection prestigieuse issue des collections du musée du quai Branly-Jacques Chirac à Paris, débarque donc à Liège jusqu’au 20 juillet prochain. L’ambition est pour le musée, outre de présenter hors de ses murs ces œuvres d’art, d’offrir aux visiteurs un esprit d’ouverture et de dialogues sur les multiples civilisations représentées.

Au total, ce sont plus de 80 masques venus d’Asie, d’Amérique, d’Afrique et d’Océanie qui se côtoient au niveau du grand bassin (espace Georges Truffaut) de l’ancienne piscine de la Sauvenière. Au fil d’un parcours, les masques sont disposés par continent et par civilisation. On retrouve des pièces collectées il y a près de deux siècles et d’autres plus récentes.

Une diversité des matières et des usages

"Le masque est une porte entre les différents continents, et les mondes réel et surnaturel", souligne d’emblée Yves Le Fur, commissaire de l’exposition et directeur du département du Patrimoine et des Collections du musée du quai Branly-Jacques Chirac, au cours d’une visite inaugurale.

Depuis la nuit des temps, l’homme n’a cessé d’éprouver le besoin de se déguiser, de prendre une fausse apparence en recouvrant son visage d’un masque, de feuilles, d’étoffes… "Le masque est utilisé pour recouvrir son visage pour accomplir un rituel, danser, jouer une pièce dramatique, incarner la justice, communiquer avec l’au-delà en faisant la médiation entre les vivants et les morts, entre le visible et l’invisible…" Le masque se caractérise donc par la diversité d’usage selon les sociétés traditionnelles, mais aussi par "la variété de leurs formes (simples ou plus complexes), de leur taille (petite ou grande) et des matières utilisées". Il peut être fait de bois, de racine, de cuir… avec des ajouts de dents d’animaux, de crin… "qui donnent une impression d’étrangeté". Si le masque est le plus souvent porté sur le visage, "il peut aussi être accroché dans une maison ou sur des sépultures…"

Toutefois, l’ensemble des masques témoignent de manière universelle comment différentes civilisations dans le monde ont façonné le visage des divinités et des esprits pour entrer en contact avec les forces de l’invisible. "Le masque permet d’incarner différents personnages. Il va faire passer son porteur dans une autre identité et lui permettre d’être en relation avec les forces surnaturelles", précise le commissaire de l’exposition.

À noter qu’un catalogue de l’exposition est en vente à la librairie de la Cité Miroir (10 euros).

>> Tarifs : 10 euros (adulte), 7 euros (-26 ans, demandeur d’emploi, art. 27), 5 euros (-14ans). Des audioguides sont disponibles dans trois langues.