Il n’y aura plus de cours en présentiel cette année et les évaluations se feront à distance.

Si l’heure était ce lundi à la réouverture des commerces, ce sera bientôt au tour des écoles. Mais toutes ne seront pas logées à la même enseigne et si les modalités de la reprise dans l’enseignement obligatoire doivent encore être définies, on sait déjà que le supérieur ne reprendra pas.

Dès le début de la crise, les hautes écoles et universités dont celle de Liège avaient pris des mesures afin d’assurer les cours à distance. Quant aux examens, lesquels débutent bientôt, ils ne se feront pas non plus en présentiel.

Une circulaire récente

Jusqu’il y a peu, l’enseignement de promotion sociale faisait figure de grand oublié. Mais le 6 mai dernier, une circulaire émanant de la ministre en charge Valérie Glatigny (MR) a notamment été adressée aux pouvoirs organisateurs dont la Ville de Liège.

Il est fait référence au dernier Conseil national de sécurité qui a pour rappel annoncé "la reprise très progressive des cours en présentiel avec une réouverture à partir du 18 mai".

La circulaire récente vise à fournir des instructions quant à la mise en œuvre de cette décision. Et ce en tenant compte des objectifs et des contraintes spécifiques de l’enseignement de promotion sociale.

S’il pourra être adapté, ce protocole de déconfinement poursuit plusieurs objectifs. Le principal étant d’assurer la sécurité des membres du personnel et des apprenants.

Et si la priorité sera donnée aux unités permettant l’accès à une épreuve intégrée, à celles menant à une diplomation ainsi qu’à celles nécessitant de la pratique, il n’y aura plus de cours en présentiel cette année. Et quant aux évaluations, elles se feront également dans la plupart des cas à distance.

Huit écoles à Liège

Une reprise des activités d’apprentissage et d’évaluation en présentiel n’aura donc pas lieu avant la rentrée prochaine. Elle ne pourra bien entendu se faire qu’une fois que les conditions de sécurité nécessaires auront été remplies.

Du côté de la Ville de Liège, qui compte huit établissements de ce type, l’échevin de l’Instruction publique Pierre Stassart (PS) confirme que "la promotion sociale se calque sur le supérieur". Et de se dire confiant sur la manière dont les choses vont s’organiser. Le risque étant de démotiver ou de perdre des apprenants.