C’est une avancée assez rare pour être soulignée en matière de collaboration interhospitalière, et ce qui plus est alors même que la crise sanitaire liée au Covid-19 bat son plein.

Laquelle a d’ailleurs marqué de son empreinte l’inauguration ce mardi d’un nouvel outil unique en son genre. En effet, alors que celle-ci devait avoir lieu en présence des représentants des différentes institutions concernées, elle fut finalement réduite à sa plus simple expression.

Et pourtant, le Centre urbain de radiothérapie (Cure) est bel et bien désormais installé sur le site du CHR Sainte-Rosalie. De quoi donc selon ses responsables pouvoir profiter pleinement des nouvelles infrastructures de la polyclinique située rue des Wallons au centre de Liège.

Le Cure est le fruit de la collaboration entre les trois centres hospitaliers liégeois, à savoir le CHR de la Citadelle, le Groupe santé CHC et le CHU de Liège, ainsi que le groupe Vivalia, actif au sein de la province de Luxembourg.

Il fait la part belle à la radiothérapie, laquelle constitue pour rappel une méthode de traitement ciblée des cancers. La technologie se base sur des accélérateurs linéaires d’électrons qui produisent des faisceaux de rayons X haute énergie qui sont concentrés sur la tumeur à traiter.

Soit une technologie qui requiert des investissements importants. Les hôpitaux précités se sont donc entendus pour mettre sur pied ce centre commun, afin de permettre aux patients concernés de bénéficier de la meilleure prise en charge possible.

Une synergie interhospitalière

Quant aux nouveaux locaux inaugurés ce mardi, ils se situent à l’entrée de la polyclinique du CHR Sainte-Rosalie. Là même où le Pr Philippe Coucke, chef du service de radiothérapie au CHU de Liège, a détaillé les tenants et aboutissants de cette synergie interhospitalière.

Laquelle, à en croire ce dernier, n’est pas vraiment le fruit du hasard, du moins en matière de radiothérapie. "Il existait historiquement une convention entre les trois hôpitaux qui a été poussée un cran plus loin", a-t-il ainsi expliqué.

Et Philippe Coucke de préciser : "Quand on construit un centre de radiothérapie, on prévoit trois bunkers. Deux sont équipés des accélérateurs les plus performants, le troisième est disponible pour effectuer des rotations quand il faut remplacer une des machines."

Le choix du traitement au centre-ville est également important. " Depuis septembre, les deux accélérateurs Elekta, celui du CHR et celui du CHC qui ont été upgradés, sont tous deux opérationnels. " De son côté, le CHU assure la mise à disposition du personnel nécessaire.

Désormais opérationnel, le Cure devrait effectuer une soixantaine de traitements par jour et prendre en charge 1 000 nouveaux cas par an. Les prises de rendez-vous se font via les hôpitaux respectifs en concertation avec le Cure qui coordonne les horaires.

Bruno Boutsen