Le chantier de restauration du Perron de Liège touche à sa fin, après plus d'un an et demi de travail, a-t-on appris vendredi après-midi lors d'une conférence de presse du bourgmestre Willy Demeyer et de ses échevins à l'Hôtel de Ville. 

Le monument emblématique liégeois est de nouveau visible pour le grand public, après avoir été dissimulé derrière des bâches le temps du gros oeuvre de la restauration. Démontage de la colonne, réparation des bassins ou encore nettoyage des différentes pierres: plusieurs corps de métiers et entreprises privées se sont unis pour restituer le lustre et l'intégrité du Perron de Liège, monument inscrit au Patrimoine exceptionnel de Wallonie.

"Nous tenions à veiller à sa sauvegarde et son entretien car nous sommes soucieux de sa bonne conservation. Il est le symbole du renouvellement dans la ville, notamment avec l'arrivée du tram", a déclaré M. Demeyer.

Le coût des travaux s'élève à près de 250.000 euros, financé en grande partie par l'Agence wallonne du Patrimoine, et avec l'aide de la Ville de Liège et de la Province.

Dès 2009, les premiers souhaits de restauration étaient déjà envisagés par le conseil communal de Liège: "Les dossiers doivent être consultés par des spécialistes qualifiés, ce qui prend du temps à mettre en place et à exécuter", a expliqué Roland Léonard, l'échevin des Travaux.

L'échevine de l'Urbanisme et du Patrimoine, Christine Defraigne, a quant à elle souligné le travail remarquable des corps de métiers et des entreprises: "La modernité des techniques est au service de notre tradition. Le patrimoine, c'est notre âme et notre histoire collective."

L'origine du Perron de Liège remonte au 8e siècle, où il était alors considéré comme élément symbolique du pouvoir du peuple. Aujourd'hui, c'est toujours devant le Perron que les manifestations ont lieu. La fin de la rénovation du monument clôture le programme de restauration de l'ensemble des fontaines liégeoises classées.