En 2009 et 2010, la cata. En 2011, la "relance tempérée". Ainsi apparaissent, sur le baromètre de la Spi, les données de l’économie pour l’ensemble de l’espace liégeois. Une hirondelle ne fait pas le printemps, certes, mais l’absence d’hirondelle encore moins

Selon l’agence de développement pour notre province - dont les pouvoirs locaux sont les principaux actionnaires -, l’amorce de reprise a surtout caractérisé le premier semestre de l’année dernière, avant que la crise ne revienne au galop, avec ses effets immédiatement mesurables en termes de ventes de terrains. Fin décembre, malgré tout, on pouvait pousser au moins un léger soupir de soulagement : 2011 se clôturait avec 49 actes de ventes, représentant 30 hectares de terrains. "Nous restons loin du record de 2008 (64 ha), mais nous remontons bien au dessus de 2010 (17 ha) et même de 2009 (27 ha), relève le député provincial Julien Mestrez, président de la Spi. C’est encourageant et l’arrivée de nouveaux parcs en 2012 devrait permettre de poursuivre sur cette voie. J’en veux notamment pour preuve l’extension du parc de Damré, à peine inauguré et déjà rempli".

La province compte 54 parcs d’activité, dont 26 dans l’arrondissement de Liège, 18 dans celui de Verviers et 10 dans celui de Huy Waremme, qui apparaît quelque peu à la traîne quant au pourcentage d’occupation (78,2 contre 96,5 pour Liège et 93 pour Verviers). Ce qui a peut-être le plus changé sur ces sites, au cours des dernières années, touche au management environnemental. "Il y a six ans, explique la directrice générale de la Spi Françoise Lejeune, nous parlions de la première verduration dans un de nos parcs, aux Plenesses. Il s’agissait de simples plantations sur un talus. Aujourd’hui, sur l’extension des Hauts-Sarts, plus de 10 ha sur 60 sont consacrés à des espaces verts". La concertation avec les riverains - qui a permis de débloquer tout dernièrement le dossier de l’extension du Liege Science Park - ainsi que les performances énergétiques des bâtiments ont également gagné en importance, selon les responsables qui entendent aussi encourager le retour d’activités économiques en ville par des projets tels que celui du Val Benoît.

Egalement plus proactive en matière de services aux entreprises, la Spi accompagne, en outre, davantage les communes. Waremme, par exemple, a fait appel à elle pour définir la taille et la localisation la plus pertinente de son centre culturel. Dans l’avenir, indique Françoise Lejeune, l’agence espère "participer activement à l’élaboration et à la réalisation des projets qui seront gérés par les structures supra-communales qui se créent aujourd’hui".