Avenue Destenay, face à la place Saint-Jacques et à deux pas du boulevard d'Avroy à Liège, un magasin qui flashe. Susceptible d'intéresser ceux qui veulent une ville moins polluée, moins chargée en véhicules. Liégeois et fier de l'être, M. Kieltyka, passionné de compétitions automobiles, a ouvert ce show-room, seul magasin de trottinettes et vélos électriques en Belgique.

Avec l'appui d'un importateur qui se rend régulièrement en Chine où il suit toute la chaîne de production jusqu'à l'empaquetage, il garantit la qualité de ces engins et le service vente. Après avoir testé pendant plus de deux mois la formule à Spa pendant l'été, il se rendit compte de l'intérêt d'un large public. Et à côté de ces trottinettes, il plaça des vélos électriques à trois positions (575 €). Soit on pédale tout simplement, soit on met en route le moteur électrique, soit on enclenche une position qui permet à ce dernier de prêter main forte aux mollets en cas de difficulté de parcours. Et la batterie amovible peut être aisément rechargée...

«Le public-cible est large, dit M.Kieltyka. Il s'agit de toutes les personnes qui bougent: dans une ville, dans une aérogare, dans un hall de production. D'un navetteur qui emporte avec lui sa trottinette (de 15 kg) pour se rendre à son travail, à ses cours et revenir à la maison en se déplaçant à 15 km/h. Pas de problème de parking, pas de pollution, un déplacement souple, harmonieux, silencieux!» Et ces trottinettes à moteur dont l'autonomie tourne autour des 50 km et qu'on recharge (entre 2h1/2 et 4h) vont de la plus petite et dépouillée à la plus sophistiquée. Un modèle pour enfant (dès 125 €) et ses 20/25 kgs, trône aux côtés de ces modèles pour adultes avec moteurs à 500 watts, clignoteurs, phares, témoins de charge de batterie,...

Petit problème aujourd'hui: le vide législatif. Où placer en effet ces engins électriques? Celui qui se considère en la matière comme un précurseur ne tourne pas autour du pot: «il n'y a pas aujourd'hui d'autorisation d'emprunter la voie publique. Mais si on est sur un trottoir, il faut respecter les piétons. Mais une législation doit suivre avec une taxe éventuelle...»

La police de Liège relève que les engins ne sont homologués à l'heure actuelle ni pour aller dans les rues, ni sur les trottoirs où on ne peut être plus rapide qu'un pas d'homme. Par contre, si l'engin est considéré comme un jouet, sa place est sur le trottoir. Il appartient dès lors au Parquet du roulage de trancher... en cas d'accident.

En attendant, Schumacher a trouvé la solution idéale pour gagner le baquet de sa formule I avant chaque Grand Prix.

© La Libre Belgique 2003